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Plagiat

Campagne anti-plagiat

La profusion de ressources numérisées et diffusées sur l’Internet participe à faciliter et à accentuer la pratique du copier-coller, notamment dans le milieu universitaire. Démarche maladroite ou malhonnête, consciente ou non, le plagiat nuit autant au chercheur qu’à la recherche.

Face à un phénomène qui fragilise la légitimité du diplôme et constitue une atteinte à la formation universitaire et scientifique, Paris-Sorbonne sensibilise à la lutte contre le plagiat.

C’est pourquoi, afin de détecter les éventuelles tentatives de fraude, Paris-Sorbonne s’est doté d’un logiciel anti-plagiat. Autant y réfléchir à deux fois avant de se laisser tenter par la facilité.

Le plagiat, c’est quoi ?


Plagier, c’est s’approprier – en partie ou en totalité – les idées ou les propos d’un autre sans en citer sa source. La traduction, la reformulation, comme l’utilisation de photographies ou de dessins, ne permettent aucunement de se passer d’en préciser la provenance.

Plagier, c’est vider la recherche de son sens, empêcher sa valorisation et détruire la relation de confiance qui lie l’étudiant à ses pairs et à ses enseignants. L’attention de l’étudiant doit donc se porter constamment sur l’authenticité de son travail, au risque de compromettre définitivement son parcours universitaire.

Quels sont les risques encourus ?


Le plagiat est constitutif du délit de contrefaçon défini ainsi à l’article L335-3 1 du code de la propriété intellectuelle : « toute reproduction, représentation ou diffusion, par quelque moyen que ce soit, d’une œuvre de l’esprit en violation des droits de l’auteur, tels qu’ils sont définis et réglementés par la loi ».

Des poursuites pénales peuvent donc être engagées à l’encontre d’un étudiant soupçonné de plagiat. Les plagiaires risquent en outre des poursuites disciplinaires. Comme le rappelle le règlement intérieur de l’Université Paris-Sorbonne – que tout étudiant, doctorant et personnel de l’Université s’engage à respecter – « tout plagiat, y compris de documents issus de sources Internet, pourra faire l’objet de sanctions disciplinaires indépendantes de la mise en œuvre de sanctions pénales ». Ces sanctions vont de l’avertissement à l’exclusion définitive de tout établissement public de l’enseignement supérieur. Toute sanction prononcée dans le cas d’un plagiat entraîne la nullité de l’épreuve correspondante. La sanction disciplinaire peut en outre prononcer la nullité du groupe d’épreuves ou de la session d’examen ou de concours.

En l’absence de prescription en matière disciplinaire, les poursuites peuvent être engagées à l’encontre d’un ancien étudiant à qui le diplôme a été délivré et aboutir au retrait de son diplôme (exemple : retrait du doctorat à la suite de l’annulation de la thèse plagiée).

Comment l’éviter ?


L’observation de quelques règles de bonne conduite permet de le prévenir.

  • Citer un texte : lorsque le propos est retranscrit mot pour mot, le passage doit être encadré par des guillemets. Si l’auteur n’est pas déjà mentionné dans le corps du texte pour introduire la citation, son nom ainsi que la référence complète de la source doivent nécessairement figurer en note de bas de page.
  • Traduire un texte : mentionner en note de bas de page l’auteur du texte original, sa source ainsi que l’auteur de la traduction.
  • Paraphraser un texte : il n’est pas question de remplacer chaque mot par un synonyme, mais bien de reformuler l’idée ; la structure de la phrase doit elle aussi être modifiée. Il est encore une fois nécessaire de citer l’auteur et la référence complète de la source d’où l’idée est tirée.

Bien citer passe par une organisation rigoureuse des informations, notamment en relevant correctement et systématiquement la référence de la source lorsqu’elle est consultée.

Des logiciels de gestion de données bibliographiques (Zotero, JabRef, EndNote, etc.) peuvent s’avérer particulièrement utiles pour organiser et générer une bibliographie, mais aussi pour insérer des citations ou des notes de bas de page selon une norme de citation et référencement choisie.

Par ailleurs, l’étudiant est encouragé à demander conseils auprès de ses enseignants pour lever ses interrogations en la matière.


Pour aller plus loin

Voir le règlement intérieur de l’Université Paris-Sorbonne

Code de la propriété intellectuelle – article L335-3


LA LETTRE ETUDIANTE Février 2016

Le logiciel anti-plagiat Magister

Paris-Sorbonne utilise le logiciel anti-plagiat Magister de Compilatio qui fonctionne par comparaison des textes qui lui sont soumis avec une bibliothèque propre et les ressources disponibles sur Internet. Il repère les passages suspects et aide les directeurs de recherche de Master et les directeurs de thèse en doctorat à mieux encadrer leurs étudiants dans leur travail de citation.

Utilisé systématiquement à partir de 2016, il contribue à renforcer l’éthique de la recherche universitaire.