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Colloque Jeunes Chercheurs ANTHEIA, Le changement : conceptions et représentations dans l’Antiquité gréco-romaine

14 - 15 octobre 2016

 

La notion de changement est un des principaux outils conceptuels dont disposent l’historien, le philologue ou encore l’archéologue pour rendre intelligibles les données du passé, notamment en distinguant des périodes historiques pour délimiter chronologiquement un champ d’étude. J. Le Goff, dans son livre Faut-il vraiment découper l’Histoire en tranches ?, remet en cause la séparation traditionnelle entre Moyen Âge et Renaissance, en montrant qu’on ne peut pas parler de mutation en Histoire sans préciser les catégories socioprofessionnelles qu’elle affecte.

 

L’Antiquité, elle, reste corsetée par une périodisation rigide, confirmée par l’enseignement scolaire et universitaire : la Grèce archaïque, la Grèce classique des Ve et IVe siècles, la période hellénistique, la République romaine, le siècle d’Auguste, la Rome des Flaviens jusqu’à l’Antiquité tardive, dont le terme reste flou. Par conséquent, ce colloque interrogera la pertinence de notre vision des grands moments de changement dans l’Antiquité à la lumière des représentations des Anciens sur leur propre histoire.

D’autre part, l’Antiquité gréco-romaine inclut nécessairement des phases de transformations et de mutations, à divers niveaux. L’objectif de ce colloque interdisciplinaire est d’étudier la manière dont les Anciens concevaient la notion de changement (transformation ponctuelle, passage d’un état à un autre, apparition, renouvellement) au niveau personnel, social, culturel ou historique, et d’analyser les représentations qu’ils en proposaient.

On s’attachera essentiellement au monde gréco-romain, de l’époque archaïque grecque (VIIIe siècle avant J.-C.) à l’Antiquité tardive (jusqu’au VIe siècle). La notion de changement, en tant qu’événement positif ou négatif, sera comprise comme modification ponctuelle plutôt que comme évolution à long terme. En effet, contrairement à la notion de progrès, le changement ne sous-entend pas nécessairement la continuité, et peut se présenter comme une rupture, sans cohérence ni but précis. Cette question pourra être étudiée au niveau historique, social ou politique, mais aussi, dans un sens plus technique, en philosophie, en littérature ou en linguistique.

 

L’objectif de ces deux journées est d’offrir un panorama de ces questions, en couvrant des domaines et des époques variées, afin de permettre une véritable réflexion interdisciplinaire sur la notion de changement et sur ses représentations dans le monde antique.

Informations pratiques

Lieu : Maison de la Recherche, 28, rue Serpente, 75006 Paris

Horaires : 14 octobre : 9h00/19h00, 15 octobre 9h00/17h30

Contact : colloqueantheia2016@gmail.com

Réservé aux jeunes chercheurs (doctorants et jeunes docteurs) des disciplines des sciences de l’Antiquité.