Separation
Newsletter
Partager sur : Facebook Twitter

Le pouvoir au féminin. Modèles et anti-modèles bibliques, de l’exégèse à la tragédie

4 - 5 novembre 2016

Les jeux de pouvoir sont souvent connus par des écrits partisans, qui s’employèrent à en justifier ou au contraire à en dénoncer l’exercice. Parmi les procédés de justification, l’allégorie biblique détint une place importante tout au long des siècles où le christianisme imprégna les discours. Comparer un souverain à David, évoquer la figure de Salomon dans l’entourage royal revenait à faire l’éloge du roi – ou de la reine, restée plus longtemps dans l’ombre de l’historiographie. La Bible fournit cependant autant d’anti-modèles que de modèles. L’objet de cette rencontre est de mieux cerner la dialectique entre modèles et anti-modèles bibliques du pouvoir au féminin, qu’il s’agisse de son exercice ou de ses représentations, et ce dans plusieurs types de discours : exégétiques, historiques, épiques, polémiques, hagiographiques, poétiques, didactiques, épistolaires… ou dans l’iconographie. En s’attachant aux figures bibliques des femmes de pouvoir dans ces différents discours, de l’Antiquité tardive au XVIIIe siècle, on examinera l’évolution des usages de ces modèles et anti-modèles.

L’étude, diachronique, portera sur le recours à des modèles et/ou à des anti-modèles bibliques de femmes qui exercent elles-mêmes le pouvoir, y compris en s’en emparant ponctuellement (Athalie, Déborah, Jaël, Jézabel, Judith, la reine de Saba) et de femmes qui le détiennent par leur influence sur des hommes puissants (Abigaïl, Bethsabée, Esther, la femme de Putiphar, les femmes de Salomon, la mère de Salomon dans le Cantique des Cantiques [3, 9-11], la fille de Pharaon, la fille du roi dans le Psaume 44, Hérodiade, Mikhal, Rébecca, Vashti).

L’une ou l’autre de ces catégories a-t-elle été privilégiée ? Quelle est l’importance relative de ces figures, au sein du corpus considéré ? Dans quel contexte, voire dans quel type de discours, dans quel « genre » littéraire sont-elles mises en avant ? Quel aspect de la figure est alors souligné ?

En savoir plus

Programme du colloque

Informations pratiques

Lieu : ENS, 29 rue d’Ulm, salle 236 et Sorbonne, amphithéâtre Cauchy

Horaires : 9h-18h

Contact : Marielle.Lamy@paris-sorbonne.fr ; Sumi.Shimahara@paris-sorbonne.fr

Avec réservation pour le vendredi 4 uniquement, contact par courriel.