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M. CHARLES NICOLAS - Les prières de l’empereur romain. Pratiques religieuses du gouvernant, de la collectivité et de l’individu, d’Auguste à Théodose Ier.

lundi 7 décembre 2015
à 14h
Amphithéâtre Gustave Roussy - 2e
étage, escalier B Campus Cordeliers,
15 rue École de médecine 75006 PARIS

 

M. CHARLES NICOLAS soutient sa thèse de doctorat :

Les prières de l’empereur romain. Pratiques religieuses du gouvernant, de la collectivité et de l’individu, d’Auguste à Théodose Ier.

 

En présence du jury :

MME BELAYCHE ( EPHE )
M. BENOIST ( LILLE 3 )
M. BLAUDEAU ( ANGERS )
M. SALAMITO ( PARIS 4 )
MME VAN HAEPEREN ( Louvain )

 

Résumés :

La prière, parce qu’elle suppose une reconnaissance du pouvoir des mots et des gestes, est une pratique tangible et un fait historique. Étudier sa nature et ses évolutions fait progresser la connaissance des comportements et des dispositifs religieux. Ainsi, les prières formulées par les empereurs romains, qu’ils soient païens ou chrétiens, participent de la manifestation de leur pouvoir et de l’expression des rapports complexes entre l’individu, la communauté et le monde divin. Néanmoins la nature de la documentation et la spécificité des différents systèmes religieux conduisent à privilégier une relative synchronie. L’étude des prières récitées par l’empereur dans la célébration des cultes publics permet de préciser l’articulation entre la personne impériale et la communauté publique. Sur le temps long, il est alors possible de discuter les supposées évolutions ou mutations de ces responsabilités et de leurs représentations. Aussi la nature même des prières romaines peut-elle être éclairée au regard des interrogations modernes sur les religions antiques et des concepts de spiritualisation, d’individualisation ou de performance collective. La définition du paysage cultuel des empereurs romains permet de reconsidérer le sens même de la prière individuelle et de ses enjeux religieux et sociaux. L’ensemble de ces approches se prolonge harmonieusement avec le passage du paganisme au christianisme. La place des empereurs dans le culte communautaire, la possible élaboration de dispositifs cultuels spécifiques et la représentation de leurs prières individuelles ou personnelles participent de l’étude historique de la lente constitution d’un christianisme impérial romain divers.

 

The Roman emperor’s prayers. Religious practices of the ruler, the community and the individual, from Augustus to Theodosius I.

 

The prayer is a tangible practice and a historical fact. It implies recognition of the power of words and gestures. The study of its nature and evolutions improves knowledge of religious behaviours and setups. Prayers made by pagan or Christian Roman emperors involve representation of their power and show the complex relationship between the person, the community and the divine world. However, the available documentation and the specificity of different religious systems lead to adopt a relative synchrony. The prayers said in public cults are used to study the relationship between the imperial person and public community. It is then possible to have a long-term discussion of the supposed changes or mutations of these responsibilities and their images. The nature of Roman prayers can be discussed by the modern interrogations about antique religions and concepts such as spiritualization, individualization and collective performance. The definition of the Roman emperors worship landscape allows reconsidering the very meaning of individual prayer together with its religious and social issues. All these approaches extend harmoniously from Paganism to early Christianity. The position of emperors in community worship, the development of specific worship setup and representation of individual or personal prayers are part of an historical study focused on the slow formation of a diverse Roman imperial Christianity.