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Mme CECILE TOUBLET - Le corps dans les histoires comiques au XVIIe siècle.

samedi 12 décembre 2015
à 13h30
En Sorbonne, salle des Actes, Centre
administratif de la Sorbonne, 1 rue Victor Cousin 75005 Paris

 

Mme CECILE TOUBLET soutient sa thèse de doctorat :

Le corps dans les histoires comiques au XVIIe siècle.

 

En présence du jury :

M. BERCHTOLD ( PARIS 4 )
MME BERTRAND ( CLERMONT2 )
M. DANDREY ( PARIS 4 )
MME ROSELLINI ( ENS LYON )
M. SERROY ( GRENOBLE 3 )

 

Résumés :

Les histoires comiques forment, de 1612 à la fin du siècle, un genre narratif divertissant qui, bien que traversé par des influences diverses, trouve sa cohésion dans de nets partis pris esthétiques : une écriture naturelle, une attention portée aux réalités, une apparente vérité des lieux, des situations et des personnages, ainsi que la présence d’une thématique sérieuse sous une fantaisie de façade. La redécouverte de ces oeuvres par la critique moderne a permis de souligner le rôle qu’elles ont joué dans l’évolution du roman au XVIIe siècle, après plusieurs siècles d’oubli ou de dénigrement. Assurément, avant toute analyse, les histoires comiques marquent surtout l’esprit par leur bouffonnerie : leurs auteurs n’écartent aucun ressort facétieux, si grossier soit-il, pour provoquer le rire. C’est, en effet, sur la mise en scène grotesque du corps que repose le plaisir franc et simple de ces oeuvres : visages difformes, anatomies disproportionnées, gesticulations, chutes, maladies, coups, chairs blessées ou sensuelles tissent le matériau narratif. Notre thèse propose de sonder cette présence ostentatoire du corps humain et de démontrer qu’elle est au centre de la fabrique du genre des histoires comiques. En sus de cette exploration, notre étude cherche à affiner l’interprétation du divertissement corporel en prenant en compte son contexte culturel et anthropologique. Il s’agit de comprendre comment, au-delà de son rôle poétique et générique, le corps devient signifiant pour les auteurs du la narration comique du XVIIe siècle.

 

The Body in XVIIth century Comic Novels

From 1612 to the end of the century, comic novels constitute a entertaining narrative genre which, despite many diverse influences, finds its cohesion in firm aesthetic choices : a natural writing, an attention to reality, an outward truthfulness of places, situations and characters, as well as serious themes under the apparent farce. When the modern critique rediscovered those works, it underlined their crucial part in XVIIth century novel’s evolution, after a long period of oblivion or denigration. Indeed, previous to any analysis, comic novels strike mostly by their buffoonery : their writers don’t hesitate to use triviality and vulgarity to create laughter. Surely, the simple and franc pleasure of reading comic novels is based on the grotesque staging of the body : deformed faces, disproportionate anatomies, gesticulations, falls, illnesses, punches, armed or sensual fleshes forge the narrative material. Our thesis proposes to
investigate the ostentatious presence of the human body and to demonstrate that it is at the heart of the construction of the comic novel as a genre. In addition to this exploration, our study seeks to sharpen the interpretation of the corporeal entertainment by taking into account its cultural and anthropological context. The aim is to understand how, beyond its poetical and generic part, the body becomes meaningful to the authors of XVIIth century comic narration.

 

 

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Position de thèse