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Mme ELSA DE SMET- Voir pour savoir. La visualisation technique et scientifique de l’aventure spatiale dans le monde occidental. 1840-1969.

samedi 12 novembre 2016
à 9h30
INHA, Salle Ingres, 2ème étage, Galerie Colbert, 4-6 rue des Petits-Champs, Paris 2ème

 

Mme ELSA DE SMET soutient sa thèse de doctorat :

 Voir pour savoir. La visualisation technique et scientifique de l’aventure spatiale dans le monde occidental. 1840-1969.

 

En présence du jury :

MME BIGG ( CNRS )
M. PIERRE ( PARIS 4 )
MME RAUX ( LYON 2 )
M. SOMAINI ( PARIS 3 )
M. WAT ( PARIS 1 )

 

Résumés :

Entre la première photographie jamais prise de la Lune en 1840 par J.W. Draper et la première photographie prise depuis le sol de notre satellite en 1969 par la mission Apollo 11, l’aventure spatiale occidentale a donné lieu à une vaste production d’images. Toutes ont cherché à comprendre, capturer et communiquer au plus grand nombre l’aspect du cosmos. Absorbé comme une évidence par la culture collective, ce corpus hétérogène, protéiforme et aux délimitations complexes, relève d’une histoire culturelle qui reste difficile à classer, entre histoire des sciences et histoire des images. Les visualisations qui en résultent, marquées par les traditions de l’histoire de la représentation et fabriquées en parallèle des évolutions technologiques de l’astronomie et de ses moyens d’observation, ont tout autant façonné le regard de l’astronomie physique et la culture visuelle de ses observateurs néophytes. L’analyse de la formation et de l’épanouissement de l’Art spatial au XXe siècle nous ouvre ainsi les yeux sur un corpus visuel où la coalescence entre science et style est une condition nécessaire à son existence. A l’épreuve de l’histoire de l’histoire de l’art et des études visuelles, ce dernier trouve également toute sa place dans une analyse qui vise à dévoiler la puissance et la qualité performative des images. Qu’il s’agisse d’une imagerie vulgarisant le savoir savant à des fins didactiques, d’une volonté de saisir l’image du cosmos pour le découvrir ou d’une dissémination culturelle au cœur des grands mythes du siècle, l’exploration spatiale fut aussi une entreprise du regard qu’il nous incombe d’observer.

 

See to Know. The technical and scientifical visualization of space adventure in the western World between 1840 and 1969. 

 

Between the first photograph taken from the moon in 1840 by J.W. Draper and the first photograph taken from our satellite’s ground in 1969 by Apollo 11’s mission, western space odyssey led to a wide range of images. They all had the common goal of understanding, apprehending and sharing the aspect of cosmos with as many people as possible. Evidently absorbed by a collective culture, this heterogeneous and multifaceted corpus with many complex boundaries is based on a cultural history, which remains hard to classify, between science history and images history. The resulting visualizations, heavily influenced by the traditions of the history of representation and made in parallel of the technical evolutions of astronomy and its means of observation, have equally shaped the look of physical astronomy and of the visual culture of its neophyte observers. The analysis of the creation and the fulfilment of Space Art in the twentieth century make us open our eyes on a visual corpus where the coalescence between science and style is a necessary condition to its really existence. Confronted to History of Arts and to visual studies, this corpus finds its place within an analysis, which pursues to disclose the power and the performative quality of images. Whether it be an imagery popularizing the deepest knowledge for teaching purposes, a will of grabbing the image of cosmos in order to discover it or a cultural dissemination at the heart of the most important myths of the century, spatial exploration was also an experience of the look we need to observe.