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Mme GURVANE WELLEBROUCK - Présence et ambitions des affranchis dans l’ Empire Romain.

samedi 23 janvier 2016
à 14h
En Sorbonne, Amphithéâtre Quinet,
esc. A, 46 rue Saint-Jacques 75230 Paris cedex 05

 

Mme GURVANE WELLEBROUCK soutient sa thèse de doctorat :

Présence et ambitions des affranchis dans l’ Empire Romain.

 

En présence du jury :

M. BERARD ( ENS PARIS )
M. CAPDEVILLE ( PARIS 4 )
M. GRANDAZZI ( PARIS 4 )
M. GUITTARD ( PARIS 10 )
M. WOLFF ( PARIS 10 )

 

Résumés :

Présenter la situation de la société romaine, à l’époque de l’Empire, par le biais d’une partie de sa population, celle des affranchis, nous permet d’étudier une situation particulière vécue à cette époque. En effet, les anciens esclaves deviennent, par la manumissio, des citoyens romains mais une dichotomie se dégage assez clairement : non seulement les affranchis supportent la macula, cette infériorité sociale due à leurs origines serviles, mais nombre d’entre eux vont chercher aussi à dépasser cette fatalité dans l’espoir de se hisser au rang des citoyens les plus influents de la cité. Pourtant, juridiquement, politiquement, intellectuellement, l’image que Rome renvoie des affranchis est souvent dévalorisée ; cela se révèle autant par le vocabulaire officiel et juridique qui servait à les désigner que dans les portraits que la littérature latine nous en a fait. De plus, cette inégalité sera considérée par les affranchis comme un obstacle à leur individualité et ils chercheront alors, grâce à leurs compétences, à leurs ambitions personnelles, parfois à leurs intrigues, à se rendre visibles aux yeux des Romains de naissance libre. A la lumière des sources épigraphiques, nous verrons les secteurs, publics comme privés, dans lesquels cette présence s’est affirmée et comment Rome a pris en compte cette population. La présence et l’influence que les affranchis eurent sur les traditions morales et culturelles de l’époque, créèrent des sujets de réflexion, qu’ils soient, le plus souvent, nés d’esprits critiques ou moqueurs mais aussi le début d’une nouvelle opinion sur la société romaine.

Presence and Ambitions of the freedmen in the Roman Empire


Drawing the situation of the Imperial roman society, through a part of her population, the freedmen’s one, let us study a particular and real life of this period. Indeed, formers slaves become, by the manumissio, Roman citizens but a dichotomy clearly emerge : freedmen not only endure the macula, this social inferiority due to their slavish origins, but a lot of them also were trying to overstep this fatality in order to raise themselves in the rank of the most influential citizens of the city. Nevertheless, by law, politics and intellect, the image of the freedmen in Rome was often devaluated. It is revealing as much in legal and official vocabulary used for define them as in portrays which Latin literature makes of them. Moreover, this inequality was considered by the freedmen like an obstruction to their individuality and so, they had to search, by their competences, their personal ambitions, sometimes their arrangements, to be visible for the free-born citizens. By the light of epigraphically sources, we want to see the different sectors, public or private, in which this presence has spread and how Rome has considered this population. Freedmen’s presence and effect on the moral and cultural traditions of Imperial period created thoughts matters, issued often from critical or mocking spirits but the beginning of a new thinking about the Roman society too.

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Position de thèse