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Mme MARION MULLER - Das Schloss als Zeichen des Aufstiegs. Die künstlerische Ausstattung von Vaux-le- Vicomte im Spannungsfeld repräse,tativer Strategien des neuen Adels im französischen 17. Jahrhundert. [COTUTELLE]

lundi 30 mai 2016
à 10h
Centre Allemand d’Histoire de l’Art à
Paris, 10 place des victoires, 75002 PARIS Paris

 

Mme MARION MULLER soutient sa thèse de cotutelle :

Das Schloss als Zeichen des Aufstiegs. Die künstlerische Ausstattung von Vaux-le- Vicomte im Spannungsfeld repräse,tativer Strategien des neuen Adels im französischen 17. Jahrhundert.

 

En présence du jury :

M. GADY ( PARIS 4 )
M. GRAF ( Francfort )
MME HECK ( MONTPEL 3 )
M. KIRCHNER ( Francfort )
M. ZIEGLER ( REIMS )

Résumés :

Dans le but de contribuer aux connaissances sur les formes de représentation des ›nouvelles élites‹ à l’époque précédant le règne personnel de Louis XIV, notre thèse porte sur le décor du château de Vaux-le-Vicomte, celui-ci n’ayant dans son ensemble pas encore fait l’objet d’une étude approfondie. Les vastes décors, réalisés sous la responsabilité de Charles Le Brun pour Nicolas Fouquet entre 1657 et 1661, comptent parmi les plus célèbres de l’histoire de l’art français. Cependant, leur réception a été largement influencée par un regard mythique porté au Grand Siècle et de nombreuses légendes autour de la chute de Fouquet, ce qui nécessitait une approche différenciée. La précision des fonctions d’une ›maison de plaisance‹ et de sa perception contemporaine est suivie d’une analyse iconographique et formelle des plafonds peints, du mobilier et des sculptures ornant les façades et le jardin. S’y ajoute une étude des stratégies de transmission littéraire développées parallèlement à la genèse du château. Le concept de représentation fonctionnait sur plusieurs niveaux, poursuivant des effets visuels éblouissants ainsi que la mise en place d’une iconographie complexe. Dans un contexte de distinction et de légitimation des ›nouvelles élites‹, une approche comparative a révélé des stratégies très variées dans ce groupe social. Dans le cas de Fouquet, l’effort pour favoriser son ascension à travers des moyens artistiques présente un leitmotiv du décor. Le manque étonnant de gestes de modestie par rapport au roi mettait à l’épreuve le décorum d’un homme d’état et démontrait l’orientation de Fouquet à l’époque des premiers ministres puissants.

 

The château as a sign of ascendancy. The decoration of Vaux-le-Vicomte in the context of representative strategies of the new nobility in 17th-century France

 

With the objective to contribute to the knowledge of forms of representation pursued by rising elites in seventeenth century France, preceding the personal reign of Louis XIV, the present dissertation focuses on the decoration of the château Vaux-le-Vicomte, which has so far been inadequately examined in its entire meaning. The decoration was realized under the responsibility of Charles Le Brun from 1657 to 1661 for the surintendant des finances Nicolas Fouquet. Its history of reception has been highly marked by a mythically transfigured perception and influenced by numerous legends about the rise and fall of Fouquet, which required an abstracting approach. A closer reflection on the functions of a ›maison de plaisance‹ and its contemporary perception was followed by an iconographic and formal analysis especially of the ceiling paintings, the interior furnishings and the sculptures in the gardens. Furthermore, we explored the literary transmitting strategies developed to promote Vaux-le-Vicomte and the respective objectives of its decoration. The concept of representation appeared to be very complex, also reflecting Le Brun’s artistic ambitions as well as several contemporary theoretical debates in an academical context. Concerning the legitimizing and approval strategies of the rising elites, a comparative perspective showed their very divergent access to art as a medium of distinction. The efforts of Fouquet to promote his further ascension were decisive for the decoration of Vaux-le-Vicomte, thereby entirely lacking signs of modesty regarding the king and therefore straining the decorum appropriate for a minister.