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Mme ORIANE MARRE- La réception de l’avant-garde dans la presse politique, de l’impresssionnisme au fauvisme ( 1874-1905).

lundi 27 juin 2016
à 15h
INHA, Salle Ingres, 2ème étage,
Galerie Colbert, 4-6 rue des Petits-Champs, Paris 2ème

 

Mme ORIANE MARRE soutient sa thèse de doctorat :

La réception de l’avant-garde dans la presse politique, de l’impresssionnisme au fauvisme ( 1874-1905).

 

En présence du jury :

MME FROISSART ( AIX-MARSL1 )
MME JOYEUX PRUNEL ( ENS PARIS )
M. PIERRE ( PARIS 4 )
M. TILLIER ( BOURGOGNE )

 

Résumés :

Cette thèse a pour objet la réception de l’avant-garde artistique, de l’impressionnisme au fauvisme, dans la presse politique au cours des trente premières années de la Troisième République en France. Dans la perspective d’analyser la politisation non de la scène artistique mais de sa perception, nous nous proposons d’étudier la notion d’avant-garde artistique à travers le prisme du politique, de rechercher ce que les contemporains politisés des artistes considèrent comme un art à l’avant-garde. Pour cela, nous nous sommes intéressés à la période longue, de 1874 à 1905, de l’impressionnisme au post-impressionnisme. Point de départ intéressant, la première exposition du groupe impressionniste intervient sur la scène parisienne après la proclamation de la Troisième République le 4 septembre 1870, l’échec de la tentative de restauration monarchique de l’automne 1873 mais avant le vote de l’amendement Wallon le 30 janvier 1875 qui officialise la République. Sa réception s’inscrit dans le contexte de l’instauration puis
de l’enracinement de la République en France, du passage des républicains de l’opposition au gouvernement. L’analyse de la réception des mouvements artistiques qui se développent à la
fin des années 1880 permet quant à elle d’appréhender la perception du paysage artistique par le monde politique, de la gestion de l’État par les républicains modérés à l’accession au gouvernement
des radicaux, intransigeants des années 1870. La presse politique, qui n’a pas vocation à discourir sur l’art mais constitue un miroir quotidien présentant une hiérarchie des valeurs, des événements dont elle garde la trace, nous est apparue un médium extrêmement pertinent afin de mettre à jour les réactions des spectateurs politisés dont les articles contiennent en filigrane les empreintes.

The Reception of the avant-garde in the Political Press in France, from Impressionism to Fauvism (1874-1905).

In this thesis we study how the artistic avant-garde was perceived by the political press in France during the first thirty years of the Third Republic, from Impressionism to Fauvism. We propose to question the notion of avant-garde by studying it through the political prism,
trying to ascertain what the artists’ politically aware contemporaries used to consider avantgarde art. In that perspective, we do not focus on the political commitments of the artists, but on the way their art was perceived. We chose to consider a rather long period of time, ranging from 1874 to 1905, from Impressionism to Post-impressionism. The first exhibition of the impressionist group took place in Paris just after the Third Republic was proclaimed, on
the 4th of September 1870, and the unsuccessful attempt to restore the Monarchy in the fall of 1873, but before the Wallon amendment voted on the 30th of January 1875, which formalized
the establishment of the Republic. We study its reception both in the wake of the establishment of the Republic and as this political regime settles in France, when the Republicans cease to be part of the opposition and start leading the country. Analysing the reception of the art movements emerging in the late 1880’s allows us to grasp how the political audience reacted to the artistic production from the Moderate Republican government to the Radicals’ – formerly called intransigeants in the late 1870’s. Although the purpose of the political press was not to discuss art per se, it still reported artistic and political events, hierarchically presenting them on a daily basis. Acting as a powerful tool to explore the expectations and reactions of its intended politically aware readers, the political press remains a very relevant source for art historians.

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Position de thèse