Cursus « Culture antique et monde contemporain »

Cursus « Culture antique et monde contemporain »

« Culture classique et monde contemporain » : le cursus ouvert en 2005 par notre Université aux étudiants issus du baccalauréat paraît construit sur un paradoxe. En effet, le monde contemporain, dans la plupart des domaines, a pour valeurs fondamentales la nouveauté et l’initiative individuelle, et rejette les modèles classiques hérités du passé. De fait, les études classiques, latines et grecques, ont perdu leur place prépondérante, au lycée comme à l’Université. Beaucoup de nos contemporains trouvent cette évolution normale : à leur avis, l’étude des cultures anciennes doit se réduire à une spécialité étroite, réservée à un petit nombre de professionnels, et n’intéresse pas le public beaucoup plus large de l’enseignement supérieur. nous ne partageons pas ce point de vue.

L’enseignement des lettres classiques est en crise, c’est un fait incontestable ; mais l’Antiquité elle-même passionne un large public. Les livres sur l’Antiquité destinés à un public de non spécialistes n’ont jamais été aussi nombreux, et peuvent être des succès de librairie ; les expositions artistiques consacrées à la période attirent des foules ; les films à sujet historique inspirés de l’Antiquité remportent d’énormes succès ; mieux, les débats modernes sur les questions de politique et de société, sur les problèmes d’éthique, sur les religions ou les rapports entre les peuples, font massivement appel à des notions héritées de l’Antiquité classique ; enfin, la communication moderne, présente dans tous les aspects de la vie publique et toutes les activités professionnelles, emprunte beaucoup de ses outils à la « rhétorique » antique : le citoyen moderne, souvent sans le savoir, doit en partie à cette Antiquité sa façon de réfléchir sur le monde d’aujourd’hui et d’agir dans la société.

En associant la culture antique et le monde contemporain, nous avons l’ambition suivante : permettre aux jeunes de découvrir une continuité réelle, dans le monde moderne, entre ce qui semble très ancien et ce qui est tout proche ; les aider à comprendre, grâce à l’histoire des idées, les grands principes qui gouvernent la vie en société dans notre civilisation ; leur apprendre à maîtriser les notions fondamentales héritées du passé, toujours présentes dans les discours contemporains. L’action est plus forte, plus cohérente, lorsqu’elle repose sur la compréhension des mécanismes profonds de la réalité, et cette compréhension est indispensable pour pouvoir penser par soi-même. L’exemple des pays anglo-saxons (Royaume-Uni, Etats-Unis) montre que la culture classique, loin d’être une entrave à l’insertion dans les professions du tertiaire, constitue, surtout quand elle est associée à une approche concrète du monde contemporain, une formation universitaire irremplaçable, dont sont fiers les hommes et les femmes qui réussissent dans les domaines les plus divers.

Ce que nous proposons est rigoureusement neuf. Nous offrons une formation orientée vers la réflexion et vers l’action : l’enseignement donne des outils de réflexion, dans les domaines de la rhétorique-communication et de l’histoire des média -qui sont pratiqués dès la première année- de l’éthique et de la politique, de la sociologie, de l’histoire contemporaine et de l’histoire de l’art ; il donne aussi des outils d’action, comme les techniques d’expression écrite et orale, ou la note de synthèse, épreuve importante dans beaucoup de concours ; il forme également les étudiants au latin et au grec, même si on ne les a pas pratiqués dans le secondaire, et il développe la maîtrise des langues étrangères, indispensable dans le monde moderne. L’orientation générale du cursus est celle d’une solide formation de culture générale adaptée à notre temps, et complétée par l’apprentissage des techniques nécessaires à la réussite des concours et à l’intégration dans la société. Il sera toujours possible aux titulaire de cette licence de rejoindre, s’ils le désirent, le cursus traditionnel et la préparation aux concours de l’enseignement. Au bout de deux ans les étudiants pourront se présenter dans les meilleures conditions aux concours de Sciences-Po, du CELSA (formation de haut niveau en communication rattachée à Paris IV,s qui dispense de l’écrit du concours les étudiants de notre cursus et de quelques autres cursus littéraires qui auront obtenu douze de moyenne sur les notes des deux premières année), des conservateurs de l’Etat, ou à une large palette de concours administratifs. Ceux qui le souhaiteront pourront approfondir leur apprentissage en une année de Licence qui développera leurs capacités à passer avec succès de nombreux concours professionnels, notamment dans les secteurs de la communication, des métiers de l’édition ou, plus généralement de la culture.

Pour des raisons de simplification administrative, l’application Ravel du Rectorat ne présente pour l’année 2007-8 que deux possibilités aux étudiants qui veulent s’inscrire en lettres à Paris IV : "Lettres classiques" et "Lettres modernes", alors que l’offre est beaucoup plus variée. Le cursus "Culture antique et monde contemporain" est une licence reconnue par le Ministère qui a exactement le même statut que les deux autres. Pour vous y inscrire, il suffit de cocher la case "Lettres classiques" ou "Lettres modernes", en me signalant par courriel que votre choix réel est celui du cursus "Culture antique et monde contemporain".

C. Lévy Professeur de langue et littératures latines à la Sorbonne (carlos. levy@free.fr)

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