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Interview croisée de deux coordinateurs pédagogiques

Béate Collet de l’UFR de sociologie et d’informatique pour les sciences humaines et Olivier Julien de l’UFR de Musique et de musicologie

Chaque UFR dispose d’un ou de plusieurs enseignants coordinateurs pédagogiques qui ont un double rôle : accueillir et orienter les étudiants étrangers qui arrivent à Paris-Sorbonne et aider et préparer les étudiants français qui partent à l’étranger.

Paris-Sorbonne (PS) : En quoi consiste votre rôle ?

Béate Collet (BC) : J’accueille les entrants et j’aide les sortants à préparer leur départ, mon UFR étant petite, nous avons seulement une dizaine départs par an, bien que je constate que les étudiants en sociologie expriment plus souvent l’envie de partir qu’il y a quelques années. Mon rôle est probablement très différent de celui des coordonnateurs dans les UFR plus importantes où le départ à l’étranger fait partie du projet pédagogique comme en études anglophones ou germaniques et nordiques.

Olivier Julien (OJ) : Je sélectionne les candidats au départ, j’assure leur suivi, je me charge de récupérer leurs notes et de les traduire. Pour ce qui concerne les étudiants entrants, il s’agit de les accueillir, de les rassurer, de répondre à leurs innombrables questions lors de leur arrivée à Paris (parfois même avant) et de superviser de près l’élaboration de leur contrat d’études pour éviter qu’ils n’aient de mauvaises surprises avec le calcul de leurs ECTS, notamment au moment du transfert de leurs résultats. Je gère également la mobilité enseignante en assistant mes collègues dans l’élaboration de leurs contrats d’enseignement. Au-delà de ce travail d’accompagnement, je suis naturellement chargé de signer de nouveaux accords qui répondent aux attentes de nos étudiants. Ces dernières années, j’ai ainsi été amené à multiplier par 3 ou 4 le nombre de places dont nous disposons outre-Manche.

Pourquoi avoir choisi d’être coordinateur pédagogique ?

BC : D’origine allemande, je suis moi-même venue en France en tant qu’étudiante. Très tôt, j’ai été confrontée aux différents systèmes universitaires en Europe. Il me paraît très important que les étudiants européens acquièrent une ouverture d’esprit en prenant conscience que d’autres modes acquisitions du savoir et des connaissances sont possibles et que d’autres systèmes de notations sont en vigueur.

OJ : Je suis, depuis toujours, attiré par les environnements polyglottes. Enfant, j’ai par exemple passé énormément de temps dans des pays anglophones (États-Unis, Royaume-Uni), où j’ai, aujourd’hui encore, de nombreux amis. Mes fonctions de coordinateur pédagogique répondent largement à mes aspirations dans le sens où elles me procurent une réelle ouverture sur l’international.

PS : Sur quelles structures pouvez-vous vous appuyer pour mener à bien cet accompagnement ?

BC : Je m’appuie sur le service des relations internationales et sur mes contacts dans les universités partenaires. Il est important pour moi de pouvoir répondre aux inquiétudes des étudiants entrants et aussi aux sortants, etc. Ils ont besoin d’être rassurés : je prends du temps pour leur donner des petites informations pratiques utiles. Il est vrai que nous ne maîtrisons pas toujours l’ensemble du processus étant donné que nous ne voyons les étudiants que dans nos départements.

OJ : principalement sur le service des Relations Internationales.

PS : Pensez-vous que votre rôle sera amené à évoluer dans les années à venir ?

BC : Cela dépendra de la manière dont évoluent les échanges internationaux avec les différents pays.

OJ  : Je suppose que tout cela va dépendre de l’avenir de la construction européenne. Dans l’immédiat, j’ai en tout cas noté que plusieurs étudiants et enseignants s’inquiétaient de l’avenir de nos accords avec des universités britanniques suite au vote du 23 juin.

 

Dossier : relations internationales