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Laïth

Portrait d’un étudiant passionné par la littérature française

 

Je m’appelle Laïth, j’ai 26 ans et je suis jordanien. Je prépare une thèse de doctorat en littérature française sur « La naissance de l’individu dans le roman-mémoires pendant les années 1730-1740 en France ».

La langue française me passionne depuis mon enfance. Je l’ai connue dans les romans français traduits en arabe, comme Madame Bovary. Il y avait un monde qui ne m’était pas étranger. Un monde intellectuel et sentimental qui réenchante le sens de ma vie en me transportant hors de ma société.

J’ai navigué avec Saint Preux, dans Julie ou La nouvelle Héloïse, « pour faire le tour du globe ; je vais chercher dans un autre hémisphère la paix dont je n’ai pu jouir dans celui-ci ». Je l’entends encore criant « vienne que je t’apprenne à aimer la vie ».

Poussé par la curiosité, j’ai appris le français à l’Université de Mutah en Jordanie. Puis, j’ai eu mon master en littérature française à l’Université de Sidi Mohamed Ben Abdellah au Maroc. Il y a deux ans, j’ai eu une bourse pour continuer mon doctorat à Paris-Sorbonne. C’était comme un rêve qui se réalisait. Avant mon départ pour la France, j’avais beaucoup de préjugés sur la France et les français. Je n’avais même jamais pratiqué le français à l’oral !

 

 

 

  • Une fois installé à Paris

...les préjugés et les images stéréotypées commencent à disparaître. C’est là où j’ai commencé à mieux connaître la France et à réaliser que les ombres sont parfois loin de la réalité.

Au-delà de la culture, c’est une autre méthode et un autre système éducatif que je suis en train de découvrir. Il s’agit d’un système qui incite les gens à réfléchir et tout remettre en cause, contrairement aux systèmes éducatifs que j’ai déjà connus. Des systèmes fondés sur la culture de l’imitation et des axiomes.

Enfin, je peux résumer mon séjour en France comme la sortie de la caverne platonicienne vers les lumières.