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Centre de Linguistique Théorique et Appliquée (CELTA)

Présentation Equipe Programme

Le programme et les activités sont affichés sur le site internet : http://celta.paris-sorbonne.fr/

 

Pour la période 2010-2013, les objectifs sont les suivants :

1. Linguistique théorique et interactive

Grammaire distribuée - ASMIC : Sémantique associative et Centrage métainformatif de l’énoncé (resp. André Wlodarczyk et Jan Pekelder)

La Sémantique associative et la Théorie du centrage métainformatif modifient de manière cohérente et unifient les deux genres de théories actuellement en vigueur en linguistique : les théories des structures prédicat-arguments (conçues comme modèles des relations sémantiques telles qu’elles sont exprimées dans les langues naturelles, mais souvent avec une certaine confusion entre la sémantique proprement dite et la syntaxe) et les théories de la structure informative de l’énoncé (qui concernent en fait la présentation du contenu informatif tel qu’il est transmis dans les énoncés linguistiques, mais tout en laissant de côté une part importante des moyens métainformatifs des langues, considérés d’habitude comme de la syntaxe « pure »).

Les deux théories ci-dessus se fondent sur l’ontologie, mais en distinguant clairement entre une ontologie, sinon universelle du moins commune à plusieurs langues, et la sémantique propre à chaque langue. C’est pourquoi ces théories peuvent servir de base de comparaison et de contraste permettant d’identifier des contenus informatifs et métainformatifs semblables et opposés, exprimés par des formes morphosyntaxiques variées dans des langues différentes.

En sémantique, le quadriennal est consacré à l’étude des rôles actifs et passifs dans diverses langues ainsi qu’à la possibilité de dériver un rôle médian des deux premiers. On travaille à la formalisation de la sémantique associative dans le cadre de la logique du flot informationnel (Barwise J. et Seligman, 1997) et en s’appuyant sur les ontologies actuellement utilisées en sémantique de la toile Internet (Semantic Web).

Dans la théorie du centrage métainformatif, on approfondit l’étude de l’énoncé étendu (ses caractéristiques et marques par rapport à l’énoncé simple dans les langues slaves et germaniques) et on vérifie la pertinence du concept de centre d’intérêt (CI) introduit en tant que terme technique, notamment en tant qu’argument de prédicat logique. On travaille également sur le problème de la motivation du statut métainformatif ancien ou nouveau (A/N) par les connaissances (l’information) ou par l’ordre linéaire du discours (anaphore et cataphore). On aborde l’étude plus précise des rapports entre la validation cognitive (V/F) et le statut métainformatif A/N) de l’énoncé dans une approche interdisciplinaire entre linguistique et logique. En se fondant sur ces recherches concernant le statut métainformatif, un petit groupe reprend le problème (abordé dans les travaux anciens d’Hélène Wlodarczyk) des rapports entre l’aspect verbal et la détermination nominale considérés dans leurs relations avec le statut métainformatif (donné ou nouveau) de l’énoncé dans la perspective du contraste entre les langues slaves et les langues germaniques et le français.

Deux colloques internationaux intitulés “MIC Sorbonne 2008 et MIC Sorbonne 2008 2010” ont été organisés à Paris par le CELTA.

Linguistique interactive - CASK : Analyse des connaissances sémantiques assistées par ordinateur (André Wlodarczyk,)resp.

A la suite du colloque CASK de juin 2008 (CELTA Paris-Sorbonne), la question s’est posée de poursuivre la recherche sur le concept de marque et ses fondements informatiques et logiques. Un chercheur du CELTA, le regretté prof. Michel Viel, était lui-même spécialiste de l’histoire et de l’épistémologie du concept de marque depuis sa découverte en phonologie par Troubetzkoy et son application à la morphologie par Jakobson. Les recherches d’André Wlodarczyk avec le logiciel SEMANA ont fait ressurgir la problématique de la marque en linguistique : la marque est-elle toujours liée à la forme (morphologique ou phonologique) du signe linguistique, peut-on parler d’opposition marqué/non marqué uniquement sur le plan sémantique ? Quel est le rapport entre les traits à multivaleurs et les traits binaires dans la définition de la marque ? Ce problème est raité par l’équipe d’André Wlodarczyk grâce à la coopération entre les linguistes du CELTA et les informaticiens correspondants de France et de l’étranger. Suite aux recherches sur le signe linguistique et la polysémie, en s’appuyant sur la base formelle des ensembles approximatifs de Z. Pawlak l’équipe travaille à définir une sémantique tolérante. Cette théorie sémantique tire profit de certaines techniques utilisées dans le domaine des calculs mous (soft computing). Son objectif consiste à s’attaquer à la solution (dans la mesure du possible) des problèmes liés à la partialité sémantique des énoncés.

Métalangages et modélisation conceptuelle (resp. Hélène Wlodarczyk)

Pour vérifier si les spécificités nationales des grammaires utilisées dans l’enseignement reflètent les particularités réelles des langues ou si elles ne sont dues qu’à une divergence terminologique, il est nécessaire de s’appuyer sur une description formalisée des données de différentes langues faisant appel à un nombre fini de concepts élémentaires, organisés en structures de traits, et utilisés dans des bases de données informatisées, réalisées avec la plateforme SEMANA mise au point au CELTA. Cette approche est conçue comme une linguistique contrastive "post-expérimentale" visant à vérifier sur d’importants corpus les concepts mis en oeuvre dans les grammaires nationales.

2. Enoncé – Discours – Écriture

Théorie cognitive de l’énoncé comme composante du discours (resp. Pierre Cotte)

Les recherches portent sur des formes de l’anglais : morphèmes, lexèmes, structures (impératif, prépositions, propositions participiales, comparatives relatives, get, etc.). Elles examinent leur fonctionnement dans les énoncés en tenant compte du texte, qu’il y ait contribution directe au texte (les marqueurs du discours) ou dépendance envers celui-ci (les auxiliaires de modalité dans les récits pour enfants). De façon générale elles s’attachent à comprendre des rapports : a) Les rapports entre ces grandes dimensions du sens que sont la construction des représentations, la modalisation, l’échange entre les protagonistes de l’énonciation (le mode) et la structuration des messages (souvent les formes linguistiques marquent des opérations sur plusieurs de ces plans à la fois). b) Le rapport cognition-langue. La linguistique cognitive actuelle insiste sur la présence dans la langue de mécanismes mentaux généraux connus d’autres sciences ; cependant, dans la perspective de la motivation, l’étude des formes d’une langue particulière est susceptible de révéler d’autres opérations cognitives que celles répertoriées ainsi qu’une création intelligente spécifique, par exemple l’étude cognitive de la comparaison à travers les comparatives relatives de l’anglais ou la référence générique à travers l’emploi des articles dans des textes spécialisés. De nouvelles recherches sur les auxiliaires de modalité s’attachent à la relation entre le cognitif, la subjectivité et l’intersubjectivité. Il est envisagé de poursuivre aussi le travail entrepris sur les constructions verbales (sémantique des situations et des rôles) et sur l’ ordre des mots dans le syntagme nominal et dans l’énoncé.

3. Langues en contraste

Variation : rapports entre système linguistique, norme, usage et standard (resp. Paul-Louis Thomas)

Ce groupe étudie les changements linguistiques, conscients et inconscients (ou préconscients), leurs mécanismes, et leur incidence sur les rapports entre système, standard, norme et usage. Son premier champ d’observation sont les langues et politiques linguistiques dans l’espace de l’ancienne Yougoslavie. En partant de la triade de Coseriu "sistema-norma-hablar", cette approche prend en compte les changements internes (structurels) et externes (contacts de langues, régulation par la norme - la standardisation n’étant pas réglée pour le bosniaque et étant en cours pour le monténégrin). La méthodologie s’appuie sur des études de spécialistes internationaux, notamment britanniques et américains.

Stéréotype, phraséologie, théories de l’écriture et organisation des textes (resp. Stéphane Viellard et Jean Breuillard)

Les travaux sont consacrés à la lexicologie phraséologique dans une perspective de pragmatique interculturelle : la composition des corpus phraséologiques et leur traitement au sein des dictionnaires bilingues ainsi que dans l’une de leurs applications essentielles, la traduction. Ce travail de recherche permet de décloisonner les aires culturelles en mettant en valeur les liens transnationaux qui caractérisent une grande partie de la phraséologie européenne. Les travaux de Jean Breuillard et de Stéphane Viellard dans l’étude de la mise en forme lexicale et grammaticale de la prose russe montrent que cette mise en forme s’appuie sur des expériences linguistiques internes et extérieures. Les travaux sur les pratiques d’écriture, à travers les présupposés théoriques qui les sous-tendent et les réalisations auxquelles elles donnent lieu, mettent en relief des points de vue où grammaire et rhétorique ont partie liée, pour déboucher sur une théorie générale de l’écriture qui n’a de sens que replacée dans une étude détaillée des théories à l’œuvre dans les différentes langues impliquées (le russe et le français, le russe et l’allemand, l’italien et le français, etc.). Dans cette perspective, l’analyse de la phraséologie trouve naturellement sa place, située à la croisée du lexique, de la syntaxe, de la pragmatique et de la problématique de l’énonciation. On étudiera également comment la phraséologie peut informer la production langagière à une époque donnée. Enfin, on accordera une attention particulière à la manière dont la phraséologie assure la cohérence textuelle. D’un point de vue méthodologique, les textes, dans la diversité de leur nature, apparaîtront alors comme un ensemble de réalisations discursives dont la saisie permettra de procéder à la construction de l’objet langue en dehors de la méthode des énoncés forgés étudiés dans le cadre normatif de l’acceptabilité.

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