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Jeux et enjeux des pouvoirs, Vème-XVème siècles

Présentation Equipe Programme

Code ministériel : UMR 8596

Mécanismes, idéologies, représentations

siège en Sorbonne, Bibliothèque Robert Boutruche, 1 rue Victor Cousin, 75230, Paris cedex 05

siège Maison de la recherche Paris-Sorbonne : 28 rue Serpente Paris 75005 : bureau D428

Directeur de l’UMR : Denis CROUZET

coordination : E. Crouzet-Pavan

Ce centre qui repose sur l’activité de professeurs et de maîtres de conférences chevronnés, mais qui accueille également de jeunes chercheurs, a pour projet d’étudier le millénaire médiéval sous l’angle des pouvoirs. Il y a là un chantier de grand intérêt, sans doute déjà exploré, mais capable de fournir des résultats neufs, tant la matière est vaste et tant les méthodes se sont récemment renouvelées comme l’attestent d’ailleurs plusieurs des travaux publiés par les membres du centre. A cette fin sont utilisés des documents de toute nature : traités théoriques et didactiques, actes de la pratique, témoignages iconographiques... L’accent est mis sur les dimensions religieuses des pouvoirs, sur les rituels profanes et sacrés, sur la culture comme moyen de pouvoir et de réflexion sur le pouvoir, sur l’imaginaire des pouvoirs comme sur les institutions qui structurèrent l’action des hommes à travers la longue durée.

Trois axes ont été dégagés qui devraient plus précisément orienter l’activité au cours des années à venir.

A. « Jeux et enjeux des pouvoirs à l’époque féodale »

L’époque dite féodale (Xe-XIIIe siècle) est marquée par un émiettement de l’autorité politique, qui interfère souvent avec l’autorité religieuse et même le simple pouvoir social. Elle constitue donc un terrain privilégié pour l’étude de multiples enjeux du pouvoir, avec des jeux peut-être plus subtils qu’on ne le croit généralement. Les suggestions de l’anthropologie, mais aussi et surtout le travail de l’érudition et la considération attentive des sources peuvent aider à pousser plus loin cette étude. On se propose d’étudier le pouvoir des seigneurs sur leurs vassaux et leurs serfs, tel que le dépeignent les chartes narratives, les chroniques, la littérature épique. Ce pouvoir a souvent été décrit en termes trop privés et domestiques par les historiens modernes ; il importe de revenir sur les vrais lieux où se jouent les choses, qui sont tout au long de la période des plaids publics (procès) ou semi-publics (cours et entrevues de seigneurs) et d’y déceler les fluctuations d’une autorité seigneuriale mitigée et diverse.

L’un des axes est donc l’étude des pouvoirs de l’époque féodale. A cela contribuent les séminaires et les équipes de doctorants d’Yves Sassier (assisté d’Hervé Oudart) et de Dominique Barthélemy. Le premier porte son attention sur l’idéologie du pouvoir royal et sur le rôle du droit savant. En 2006-2007 et au cours des années suivantes, les séminaires de monsieur SASSIER seront consacrés aux orientations nouvelles qui marquent, en France et dans le reste de l’Europe, la réflexion des élites des XIIe et XIIIe siècles sur le « politique » : sur la place, le rôle (finalité de la fonction), les moyens d’actions du prince, et sur ses relations avec les forces et « ordres » du royaume. Au cours des séminaires, quatre thématiques principales seront successivement abordées, mais la priorité donnée chaque année à l’une ne saurait exclure des incursions dans les autres en raison des étroits liens unissant certaines d’entre elles :

- Relation roi/clergé/papauté : des doctrines hiérocratiques des XIe et XIIe siècles à l’émergence progressive (notamment sous l’influence d’apports philosophiques nouveaux : Aristote) d’une légitimité propre et d’une autonomie d’action du pouvoir terrestre.

- Représentations du principe d’unité du royaume . La métaphore organique (corpus regni et corpus rei publicae) et celle de la circularité (couronne) : influences respectives de l’ecclésiologie, de la théologie et de la philosophie, développements et significations.

- Le roi, garant de la paix du royaume et des équilibres sociaux (Paix du roi et pacification des conflits au sein du monde nobiliaire ; paix du roi et garde des églises ; paix du roi et bourgeoisies urbaines).

- Les incidences de la redécouverte du droit romain : conciliation des théories romanistes et des pratiques du temps sur la capacité législative du roi ; coutumes, loi ancienne et loi nouvelle : émergence d’une hiérarchie des normes ? Résistances aux XIIe et XIIIe siècles, et amorce d’une opposition durable entre théologiens et légistes.

Dominique Barthélemy, quant à lui, développe une série d’études sur les jeux et enjeux de la guerre féodale et le pouvoir des reliques saintes. Le séminaire passe en revue les récits de miracles de vengeance divine et sainte, dans la France du Xè au XIIè siècles, avec une attention toute particulière pour les grands recueils de Conques et de Fleury ; il sollicite aussi la recherche de plusieurs étudiants (liste des thèses) attachés à étudier le pouvoir de grands sanctuaires et celui de grandes familles, avec leurs concurrences et leurs connivences, à l’échelle régionale. En outre, il prépare des contributions aux jounées d’études et aux recueils sur la guerre du IXe au XIIIe siècle, préparées en collaboration avec Jean-Claude Cheynet. Il y a en perspective pour les prochaines années l’étude de nouvelles séries de miracles (ceux d’exorcisme des possédés ou prétendus tels) ainsi que la poursuite des recherches sur sanctuaires et familles, spécialement en pays de Loire et en Aquitaine, mais aussi l’ouverture d’un nouveau chantier sur le pouvoir chevaleresque au XIIe siècle.

B. « Culture et pouvoir au Moyen Age »

Les recherches menées ou dirigées par Michel Sot et Jacques Verger portent respectivement sur le haut Moyen Age occidental et sur la période XIIe-XVe siècle, avec, naturellement, de fortes convergences thématiques.

Pour le haut Moyen Age, l’objet d’une histoire religieuse et culturelle est nécessairement la culture des élites sociales et politiques. Mais, de par sa dimension religieuse chrétienne, cette dernière vise à l’universel. Il y a dans tout projet culturel une volonté de diffusion ou d’apostolat qui s’analyse en termes de pouvoir. C’est en ce sens que M. Sot entend développer des recherches dans les quatre années à venir, prolongeant celles déjà engagées avec une dizaine de doctorants. Elles seront organisées autour du thème « Pour une réévaluation de la Renaissance carolingienne », ce qui implique la prise en compte de ce qui précède et suit la dite Renaissance et que l’on désigne traditionnellement en France comme le haut Moyen Age. Dans cette perspective, on s’intéressera au pouvoir du texte d’histoire en général et au pouvoir du texte d’histoire par excellence qu’est la Bible. On conviendra facilement que le texte ( passé ) est une arme pour le présent et l’avenir : il faudra voir en quoi et pourquoi. Ce retour au texte, implique des travaux d’édition dans le prolongement de ceux qui ont déjà été engagés ( Gesta episcoporum Autissiodorensium, Translatio Remigii, Traité sur le prophète Daniel, Vies des saints de Trèves ) pour établir des bases sûres, à partir desquelles peut se déployer la réflexion. Dans le domaine historiographique, le travail sera poursuivi sur l’importance de la mémoire de Rome ( en Angleterre en particulier ) et sur les récits d’origine des peuples. Les textes hagiographiques sont la grande ressource des historiens du haut Moyen Age : le pouvoir du saint ( et celui du texte qui parle de lui ) est étudié dans son rapport au pouvoir royal mérovingien, dans ses variations au cours d’une histoire longue à propos de saint Remi, dans sa capacité à promouvoir une Eglise dans le cas de Trèves : ces trois dossiers ont donné lieu à des thèses achevées. Dans le domaine plus proprement exégétique, un des buts poursuivis est de réintégrer une recherche exégétique trop confinée à un domaine de spécialistes, dans une réflexion sur le pouvoir politique : une thèse sur « exégèse et politique chez Haymon d’Auxerre » et une autre sur « les lectures des Livres des Rois à l’époque carolingienne » s’inscrivent dans cette direction de recherche. Plus qu’on ne l’a fait jusqu’à présent, M. Sot entend aussi désenclaver l’histoire de la liturgie pour l’intégrer à une réflexion générale sur la Renaissance carolingienne, tant il est évident que la liturgie est le grand media de cette époque, et donc un instrument de pouvoir essentiel. Dans cette perspective s’inscrivent aussi les travaux en cours sur la prédication, en particulier dans le monde germanique. Une dernière direction de recherche concerne les œuvres d’art au sens large : le pouvoir au service de la production artistique et littéraire. Quel est le rôle des princes et des palais dans la commande ? Pourquoi ce rôle des princes ( de Charlemagne et de Charles le Chauve en particulier, mais de bien d’autres ) ? Et à l’inverse, partant des œuvres - qu’il convient aussi d’étudier pour elles-mêmes comme nous le faisons pour les textes - on s’interrogera sur le recours de l’artiste ou du lettré à l’autorité ( sinon au pouvoir ) de celui à qui il dédicace son œuvre, soit par une page enluminée, soit dans une préface. Ajoutons que, dans ce programme de recherche, on entend donner toute sa place à ce que l’on désigne traditionnellement comme « histoire des sciences », domaine lui aussi trop confiné à un milieu de spécialistes, pour la réintégrer dans une histoire générale de la culture. M. Sot espère, au terme de ce plan quadriennal, avoir fait avancer notre connaissance de la Renaissance culturelle carolingienne dans ses relations au pouvoir princier et ecclésiastique, en particulier en essayant de redonner leur juste place à l’histoire des textes et à l’histoire de l’exégèse

Le thème des relations entre culture et pouvoir est également central dans les recherches menées par Jacques Verger et dans les travaux de son séminaire, ainsi que dans la douzaine de thèses préparées sous sa direction et qui devraient aboutir au cours des quatre prochaines années. Ce thème se retrouve à divers niveaux. D’abord celui de la sociologie des gens de savoir qui, pour une part au moins, étaient amenés, à l’issue de leurs cursus d’études, à servir l’Église ou le prince ; une thèse en cours sur les étudiants français à Bologne ( centre majeur de formation des juristes au Moyen Age ) devrait permettre de combler une lacune importante de l’historiographie française. On espère pouvoir lancer d’autres recherches du même genre dans les années à venir, en liaison avec les chercheurs français ou étrangers, également intéressés par ce type d’enquêtes prosopographiques. Mais une approche plus individuelle et typologique ne sera pas négligée : l’étude de la figure du « grand clerc » - magnus clericus - médiéval, distingué à la fois pour son savoir, son charisme et son influence politique, sera le thème principal du séminaire dans les deux prochaines années ; on espère qu’il suscitera quelques sujets de thèse. Les écoles, universités et autres institutions culturelles étaient elles-mêmes des lieux de pouvoir où se croisaient de manière complexe hiérarchie des grades, hiérarchie des fonctions et hiérarchie des disciplines pour assurer le bon fonctionnement de l’« autorité » à tous les sens du mot. J. Verger entend poursuivre dans cet esprit les recherches entamées depuis plusieurs années sur les statuts d’universités et de collèges ; deux thèses, menées en co-direction ou co-tutelle avec des collègues des universités de Toulouse-Le Mirail et Montréal, permettront de développer deux cas particulier, celui des collèges toulousains à l’entre-deux des patronages pontifical et royal, et celui de l’université d’Angers, dont le contrôle était un enjeu disputé entre les autorités ecclésiastiques locales, le pouvoir princier des ducs d’Anjou et le pouvoir du roi de France lui-même. Le contenu des enseignements est évidemment porteur de significations politiques. Quatre thèses en cours, éventuellement accompagnées d’éditions de textes, devraient en particulier, dans la lignée des travaux d’A. Boureau et Ph. Buc, confirmer que l’exégèse et la théologie des XIIe et XIIIe s. ont été à la fois un des instruments et une des caisses de résonance majeure des débats politiques de ce temps. Les docteurs de l’université vont même jusqu’à contribuer à la fixation des normes politique et morales, par ex. en matière de lutte anti-hérétique conjointement menée par le pouvoir princier et le pouvoir pontifical. L’étude des rapports entre savoir et pouvoir ne doit pas se limiter aux cercles restreints des universitaires et des gradués. L’accès à des formes - différentes - de culture de la part d’autres composantes des élites sociales, notamment des élites laïques, amène à introduire dans la recherche - comme en témoigne une thèse en cours sur les pratiques de lecture et d’écriture de l petite et moyenne noblesse française à la fin du Moyen Age - des réflexions sur le rôle respectif du latin et du vernaculaire, de l’écrit et de l’oral. Enfin, le séminaire accueille d’autres recherches davantage orientées sur la dimension culturelle d’autres facettes de l’exercice du pouvoir : la guerre et la diplomatie par exemple. Cet élargissement de l’histoire culturelle au-delà des milieux traditionnellement porteurs de la culture savante et latine est une des pistes que J. Verger se propose de frayer au cours des prochaines années.

C « Pouvoirs et sociétés urbaines dans les derniers siècles du Moyen Age »

L’histoire de la ville occupe une place déterminante dans l’historiographie italienne depuis le XIXe siècle. En cette période de réveil politique et culturel du nationalisme italien du Risorgimento, l’historiographie vit dans le fait historique de la formation des communes un des moments clefs de la montée de la bourgeoisie, une des étapes les plus importantes pour la formation des valeurs caractéristiques, ou considérées comme telles, de cette classe : la liberté, la démocratie, l’importance de l’individu par rapport au groupe. N’oublions pas non plus qu’en des temps de libéralisme affirmé, le supposé dynamisme de la bourgeoisie marchande semblait aussi fort bien illustrer les premiers triomphes du commerce et du capital mobilier. La bourgeoisie aurait été créatrice de richesses comme de libertés politiques. Dans la cité auraient triomphé, avec l’idéal bourgeois, la liberté et les activités d’échanges. Cette vision historiographique du XIXe siècle qui opposait radicalement un monde féodal et le nouveau monde communal, dans une compréhension très manichéenne des éléments et des valeurs propres à ces deux sphères, et qui n’était pas propre à l’historiographie péninsulaire, a longtemps dominé. Puis, elle a été, deuxième jalon, remise en question par toute une série de travaux. Les luttes politiques du second XIIIe siècle et du XIVe siècle ont de même suscité des analyses nombreuses où l’on peut reconnaître les influences de l’histoire de l’Italie contemporaine comme les évolutions de la discipline historique qui fut pénétrée par les lectures du libéralisme politique, les sollicitations du marxisme, puis celle des constructions sociologiques. L’enquête a été reprise et elle est aujourd’hui largement ouverte au plan international. Elle s’attache à identifier précisément les hommes et les familles qui se partagèrent le pouvoir au long du XIIIe siècle. Mais elle est centrée aussi sur le fonctionnement même du régime communal : institutions et magistratures, pratiques politiques, idéologies... Ces interrogations sur le fonctionnement des régimes communaux italiens sont au centre des recherches personnelles d’E. Crouzet-Pavan mais des thèses en cours au sein de l’EA 2556 portent également sur la culture de ces sociétés urbaines communales. Il se dégage donc là un axe fort des recherches collectives. Des relations étroites lient ce programme, d’une part au Centro di studi du storia e d’arte de Pistoia, comme au nouveau Centre di studi sulla civiltà communale de l’Université de Florence.

Mais cette enquête sur les sociétés urbaines occidentales suscite également l’intérêt de deux maîtres de conférences membres de l’EA : F. Lachaud et T. Dutour, spécialistes des espaces anglais et français. Les liens, scientifiques et institutionnels, de l’EA 2556 sont donc forts avec les équipes internationales qui travaillent dans ce domaine, avec en particulier le grand programme (PAI) regroupant diverses universités belges et néerlandaises, dirigé par le professeur M. Boone et consacré à l’étude des Villes et sociétés urbaines XIIIe-XVIe siècle dans les Anciens Pays-Bas.

Les renouvellements historiographiques concernent d’autre part la dernière phase de l’évolution des régimes politiques italiens (seigneuries et états princiers du XVe siècle). Il s’agit là encore de reprendre, pour la reformuler totalement, en liaison avec des problématiques récentes, italiennes, anglaises et américaines, la question classique, telle qu’elle fut présentée par F. Chabod : « Existe-t-il un Etat de la Renaissance ? ». Et d’abord, une précision chronologique. Si pour la plupart des Etats européens, France, Angleterre, Espagne, la Renaissance définie en fonction du politique, de l’Etat, se confond avec le XVIe siècle (sauf à prendre en compte dans le cas français le règne de Louis XI), cette délimitation chronologique ne s’applique pas aux Etats italiens. Ici, il faut fixer l’attention sur le XVe siècle, voire même le XIVe siècle, et ce d’autant plus précisément que la deuxième moitié du XVIe siècle est déjà, beaucoup plus que pour d’autres pays, l’époque de l’Etat de la Contre-Réforme. Il s’agirait donc de dépasser les considérations habituelles, nourries par Burckhardt, sur les Etats italiens et les princes, ou tyrans, attentifs à construire leur Etat en calculant tous les moyens de réussite. Pour ce faire, à la recherche de ce que fut le politique dans les états territoriaux italiens, un objectif pourrait être de considérer la nouvelle organisation structurelle, intérieure de l’Etat : renforcement, extension et puissance acquise par le corps des officiers dans la vie publique. On observe par exemple, dès la deuxième moitié du XVe siècle, l’organisation d’une diplomatie permanente. Une thèse est en cours sur ce problème. Une bureaucratie nouvelle est semblablement mise en place. On pourrait donc s’interroger sur l’apparition de cette technostructure comme étudier socialement les hommes et les familles qui fournirent cette aristocratie d’officiers au service du prince. L’ancienne aristocratie communale se maintient-elle dans cette administration ? Quels sont les mécanismes de la faveur du prince ? Comment ces officiers sont-ils formés ? Comment est conçu l’office ? Exige-t-il une habileté technique ? Autant de questions qui peuvent être soulevées. Cette puissance progressive de la bureaucratie et du corps des officiers, qui sert la puissance du prince, paraît bien constituer en effet une caractéristique essentielle du pouvoir dans les principautés italiennes dès la deuxième moitié du XIVe siècle. Le cadre scientifique de ce projet correspond aux recherches que mène actuellement E. Crouzet-Pavan sur les Renaissances italiennes. Plusieurs thèses, ou recherches en cours des membres de l’EA, s’inscrivent également dans ce champ d’investigation. Des liens scientifiques, mais aussi institutionnels, forts, existent donc avec plusieurs Universités italiennes, mais particulièrement avec le doctorat de l’Università degli studi de Florence (thèses en co-tutelle).

La recherche en chiffres

750 enseignants-chercheurs

230 professeurs

2300 doctorants

300 thèses par an 

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Tel. 01 53 10 57 00