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Numéro 2 - septembre 2009

L’alphabet latin. Origines et évolutions

 

Les développements récents dans les études portant sur les langues italiques incitent à revenir sur notre compréhension de différents problèmes phonétiques ou phonologiques du latin. L’Italie antique se présente comme une mosaïque d’ères dialectales progressivement soumises à la domination romaine : les contacts linguistiques qui en résultent ne peuvent pas être sans effet dans l’évolution de ces langues ; celles-ci ne sauraient donc être appréhendées isolément et considérées comme des blocs entièrement homogènes. La transmission de l’alphabet permet d’éclairer non seulement l’histoire de ces contacts linguistiques, mais elle donne également des indications précieuses, au travers des adaptations nécessaires dans chaque langue, sur leur phonétique et leur phonologie.

A l’initiative de Christian Touratier et dans le cadre des activités du GDR 2650 « Linguistique latine », des journées d’études se sont tenues périodiquement à partir de 2002, portant sur ces rapports entre phonologie, graphie et phonétique dans les langues de l’Italie ancienne. Un premier volume est paru : Essais de phonologie latine, 2005, Publications de l’Université de Provence, collection « Langues et langage » n°11. 

Le présent volume se veut essentiellement une mise au point sur nos connaissances concernant l’écriture latine. Chr. Touratier présente d’abord une sémiologie de l’écriture latine : il expose le système de traits et figures se combinant pour constituer les lettres, puis, dans une perspective ‘fonctionnelle’, il décrit les oppositions ou neutralisations graphiques en rapportant le système graphique au système phonologique.

La perspective diachronique constitue le deuxième axe de la présentation. En premier lieu, le point est fait par Chr. Touratier sur les systèmes alphabétiques apparus au Moyen Orient et transmis vers l’ouest par les Phéniciens et les Grecs. Le latin est surtout directement tributaire de l’étrusque (D. Briquel), dont il a reçu l’alphabet, et avec lequel il est resté en outre plusieurs siècles en contact. La normalisation de l’écriture observée dans le monde latin n’empêche pas des évolutions, dont rend compte D. Briquel, évolutions qui vont continuer jusqu’à la Renaissance et l’invention de l’imprimerie.

Bernard BORTOLUSSI (Université de Paris-Ouest La Défense) _ bortolussi@club-internet.fr

 

Participants : Luciano Agostiniani (Florence/Pérouse), Bernard Bortolussi (Paris Ouest), Jean-Paul Brachet (Paris IV), Dominique Briquel (Paris IV-EPHE), Frédérique Fleck (ENS), Michèle Fruyt (Paris IV), Sophie Kessler-Mesguich, Chantal Kircher (Nice-Sophia-Antipolis), Vincent Martzloff (Paris IV), Claude Moussy (Paris IV), Anna Orlandini (Toulouse II), Hélène Perdicoyianni, Paolo Poccetti (Rome), Géraldine Pruvost (Paris IV), Sophie Roesch (Tours), Lyliane Sznajder (Paris Ouest), Christian Touratier (Aix-Marseille).

 

TABLE DES MATIÈRES

COMPTE RENDU _