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Numéro 6 - juillet 2011

Présentation du numéro 6 : Varia

 Le présent numéro regroupe des études portant sur divers facteurs intervenant dans l’évolution du latin et plus généralement dans l’évolution des langues naturelles : mécanismes de cohérence, de divergence, contacts et chevauchements etc.

Michèle Fruyt (« The relationships between grammaticalization, agglutination, lexicalization and analogy in Latin and other languages ») revient sur un concept souvent utilisé dans les études diachroniques, la grammaticalisation ; elle la définit en le confrontant à des phénomènes apparentés comme l’analogie, l’agglutination, la lexicalisation. 

Deux articles portent ensuite sur des aspects lexicaux de l’évolution, à partir des données du latin préclassique et classique : Jean- François Thomas (« Parcours polysémiques dans la famille d’exercere  ») se penche sur le traitement de la polysémie verbale en latin, à travers l’étude de toute une famille morpho-sémantique, tandis qu’Antonio Maria Martín Rodríguez (« La notion de lacunes lexicales en latin ») définit le concept de lacune lexicale et l’applique au latin en en dressant une carte typologique.

Les deux derniers articles portent sur la notion de « créolisation », avec l’hypothèse que ce concept pourrait être intéressant pour décrire l’évolution du latin. Tout d’abord Marie-Christine Hazael-Massieux (« Les langues créoles : formation et évolution dans le contexte des contacts de langues dans la Caraïbe ») étudie la définition et la formation des langues créoles proprement dites ; elle fournit des outils d’analyse de la première importance pour appréhender les innombrables phénomènes nés des contacts entre les langues dans l’Antiquité et dans la genèse des langues romanes. Richard Ingham (« Le latin tardif et le cycle des indéfinis dans la diachronie du Français ») évalue ensuite la portée et les limites de ce concept de « créolisation » en aval du latin dans le cheminement vers les langues romanes quand il s’agit de rendre compte de l’évolution des indéfinis sous négation, et d’expliquer la rupture observée entre latin tardif et langues romanes nées des effets croisés des contacts linguistiques.

Lyliane SZNAJDER (Université de Paris-Ouest La Défense)
sznajder@worldonline.fr

 

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