Présentation du centre Guillaume Budé
CENTRE GUILLAUME BUDÉ
(EA 4081 Rome et ses renaissances)
dir. C. Lévy


Antoine Macault lisant sa traduction de Diodore de Sicile au roi François Ier et à sa cour, dans Les trois premiers livres de Diodore de Sicile, traduits en français par Antoine Macault, Paris, 1534, manuscrit enluminé par Jean Clouet, Chantilly, Musée Condé
© Photo RMN- © René-Gabriel Ojéda
Présentation du centre
Le centre Budé est né de la fusion des centres Boyancé et Politien, respectivement dirigés par C. Lévy et P. Galand au sein de l’ancienne JE 2361 « Traditions romaines », créée en 2001 et intégrée à l’Ecole Doctorale I, « Mondes anciens et médiévaux » de l’Université de Paris-Sorbonne. La JE 2361 est devenue depuis l’EA 4081 « Rome et ses renaissances » (ED I) et le centre Budé constitue actuellement l’une des deux composantes de cette équipe, l’autre étant le Centre d’histoire de l’art et d’archéologie dirigé par G. Sauron (ED VI).
Les membres du centre Budé se consacrent à une étude de la culture de langue latine envisagée dans une perspective à la fois pluridisciplinaire et diachronique, avec le désir — dont Ernst Robert Curtius a fondé la tradition — de mettre en évidence les constantes européennes.
La latinité antique est ainsi abordée dans sa transdisciplinarité intrinsèque : la philosophie et l’histoire des idées y sont étudiées dans leurs liens étroits avec la littérature (rhétorique, poétique) et l’esthétique — ce que facilite désormais l’association, dans l’EA 4081, avec le centre d’histoire de l’art et d’archéologie dirigé par G. Sauron (ED VI).
Cet humanisme fondé sur la perception de « nœuds » fondamentaux entre les disciplines, issu de la pensée de Cicéron (après la philosophie grecque classique et hellénistique) et de ses continuateurs, prosateurs et poètes, sous l’Empire, a connu, après plusieurs renaissances importantes au « Moyen Âge », une résurgence massive au XVe siècle en Italie, puis au siècle d’après dans le reste de l’Europe. Cet héritage médiéval et renaissant constitue donc le second objet des activités du centre Budé.
Une telle extension diachronique suppose bien évidemment aussi une ouverture occasionnelle vers les langues vernaculaires. Comme les membres du centre Budé sont d’abord des latinistes spécialistes de l’Antiquité et de la Renaissance (XVe-XVIIe siècles), le centre fait systématiquement appel à la collaboration d’autres équipes : l’Atelier médio-latin, co-dirigé par F. Dolbeau (E.P.H.E.) et par M. Perrin (Université d’Amiens), qui fédère un très grand nombre de chercheurs français et étrangers médio-latinistes ; le groupe des médio- et néo-latinistes de W. Verbaal et J. Papy (Universités de Gand et Leuven, Belgique) ; le T.A.M., (EA 2377, « Traditions antiques et modernité »), équipe de francisants dirigée par P. Debailly, avec la collaboration de J. Vignes, à l’Université de Paris VII. Le centre travaille également en relation avec la Société Française d’Etudes Médio et Néo-Latines (SEMEN-L), actuellement présidée par M. Perrin.
Le centre Budé organise chaque année un grand nombre de conférences, séminaires et colloques internationaux (voir colloques, séminaires du centre). Il dispose désormais, pour ses publications, de deux collections et d’une revue en ligne sur le site de l’Université de Paris-Sorbonne : Camenae.
Le centre Budé compte également un grand nombre de jeunes chercheurs en Master 1 et Master 2 et plus d’une vingtaine de doctorants (cf. travaux soutenus et en cours).



