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Publications du centre Guillaume Budé

1. Collection « Rome et ses renaissances », dirigée par H. Casanova-Robin, Presses universitaires de Paris-Sorbonne http://pups.paris-sorbonne.fr/pages/catalogue.php?Id=106

-parus :

* Vivre pour soi, vivre dans la cité, de l’Antiquité à la Renaissance, sous la dir. de P. Galand et C. Lévy, Paris, PUPS, octobre 2006 Le rapport entre l’individu et la collectivité, aussi bien chez les anciens que chez les humanistes, qui redécouvrent et exploitent la méditation antique sur le moi social, forme l’enjeu de cette étude. Si le moi antique s’est élaboré, en particulier autour de l’humanitas cicéronienne, puis sous l’Empire, autour de la réflexion sur l’usage de soi dans la société, il est intéressant de constater que, de la culture de l’esprit et de l’entretien du corps à l’expérience-limite de l’exil, un héritage vivant s’est transmis et reformulé de manière originale chez les penseurs et les poètes de la Renaissance. La méditation sur le moi traverse les âges et les genres littéraires en écho à Cicéron et à ses héritiers de l’époque impériale, au rythme d’inflexions culturelles tantôt divertissantes, tantôt tragiques. L’influence qu’exerce sur les formes littéraires et les pratiques d’écriture la méditation sur le moi conclut le volume.

* La villa et l’univers familial de l’Antiquité à la Renaissance, sous la dir. de P. Galand et Carlos Lévy, Paris, PUPS, mars 2008 voir ici le descriptif Comment les Romains, puis leurs héritiers humanistes, ont-ils choisi de représenter leur vie et leurs affections intimes, dans ces moments où, quittant la Ville et ses contraintes, ils s’accordaient l’otium ? Le présent volume vient compléter les réflexions menées dans un ouvrage publié antérieurement dans la même collection : Vivre pour soi, vivre dans la cité, de l’Antiquité à la Renaissance (sous la direction de P. Galand-Hallyn et C. Lévy, Paris, PUPS, 2006), dont les auteurs enquêtaient sur la constitutionde l’image individuelle en rapport avec les obligations de la collectivité,dans l’Antiquité et à la Renaissance. La sphère privée et son influence sur l’élaboration d’une représentation du moi sont étudiés ici en fonction de deux thèmes complémentaires, souvent associés par les auteurs : le cadre de la villa, le domaine rural si prisé déjà à l’époque de la République, devenu un luxe indispensable sous l’empire comme à la Renaissance, et l’image de la famille, à travers l’expérience du mariage et de la paternité. La perspective diachronique de ce volume permettra d’éclairer réciproquement les mentalités antiques et humanistes, puisque c’est en particulier dans le refuge de leurs villas, garnies d’œuvres d’art et de riches bibliothèques, que les hommes de la Renaissance ont rêvé de revivre à leur tour cette vie d’équilibre dans les délices esthétiques, la tendresse familiale et la culture de l’esprit que vantaient leurs ancêtres.

-à paraître :

* Laure Hermand-Schebat, Pétrarque et Cicéron, Histoire d’une filiation à travers la correspondance de l’humaniste, courant 2010

* L. Pradelle et C. Lechevalier éd., Traduire les Anciens (grecs et latins) en Europe, du Quattrocento à la fin du XVIIIe siècle : d’une renaissance à une révolution ?, fin 2010

* F. Nau, Le personnage élégiaque dans l’œuvre de Properce : poétique et subjectivité à l’époque augustéenne, à paraître

 

2. Collection Latinités européennes, Turnhout, Brepols, dirigée par P. Galand et W. Verbaal (Gand, EA 4081)

-paru :

1. Le plaisir, de l’Antiquité à la Renaissance, sous la direction de P. Galand-Hallyn, C. Lévy et W. Verbaal, 2008 ; 452 p., 2 b/w ill., 160 x 240 mm ISBN : 978-2-503-52863-2

Ce premier volume de la collection LATINITATES a pour but de confronter la pensée antique et celle des humanistes autour de la notion de « plaisir », la uoluptas telle qu’elle apparaît dans des textes de nature différente, philosophique, historique, poétique ou romanesque. La première partie de l’ouvrage est consacrée aux lieux que les Romains ont conçus comme aptes à abriter leurs plaisirs : forêt, théâtre, Rome, villégiatures, bains, et à la manière dont les hommes de la Renaissance ont envisagé ces lieux. La seconde partie envisage la représentation antique et humaniste de la jouissance sensuelle autour de thèmes variés : la chevelure féminine, la douceur de vivre dans la Naples féconde, associée à une réflexion sur les âges de la vie, la difficulté de vivre la uoluptas amoureuse. La partie trois examine la façon dont les Anciens ont cherché à réguler le plaisir et ses risques en les soumettant à des censures d’ordre divers : évocation du mos maiorum chez Catulle et Tite-Live, cadre de la militia chez Lucrèce, Cicéron et Sénèque, réflexion sur le lien entre plaisir et pouvoir impérial chez Suétone. La quatrième partie est organisée autour du De senectute de Cicéron et analyse le lien apparemment paradoxal entre plaisir et vieillesse : le philosophe redéfinit le rapport entre les âges de la vie et la jouissance, donnant de Caton, « homme de loisir et de plaisir », une image inhabituelle, réintégrant la uoluptas dans les valeurs du mos maiorum ; Martial, plus tard, pour réfléchir à son tour sur le plaisir et ses excès, inversera à nouveau cette image ; Pétrarque, enfin, fera du Caton cicéronien, christianisé à la lumière d’Augustin, un exemplum glorifiant sa propre autobiographie. Les auteurs Jean-Michel Agasse, Hélène Casanova Robin, Régine Chambert, Isabelle Cogitore, Anca Dan, Marielle De Franchis, Anne Dubourdieu, Luc Duret, Perrine Galand-Hallyn, Laure Hermand-Schebat, Jean-Claude Julhe, Carlos Lévy, Ermanno Malaspina, Liza Méry, John Nassichuk, Frédéric Nau, Anne Raffarin-Dupuis, François Prost, Gilles Sauron, Émilie Séris, Wim Verbaal.

2. La société des amis à Rome et dans la littérature médiévale et humaniste, études réunies par P. Galand-Hallyn, S. Laigneau, C. Lévy et W. Verbaal, 2009 418 p., 10 b/w ill., 160 x 240 mm, 2009 ; ISBN : 978-2-503-52864-9

Le présent volume propose une réflexion diachronique et pluridisciplinaire sur la notion fondamentale d’amitié, amicitia, telle qu’elle a été théorisée et mise en pratique par les Romains, puis par leurs héritiers, au gré de l’évolution des mentalités et des institutions. Le livre que Cicéron a consacré à ce thème si important dans le fonctionnement de la société romaine, le Laelius ou De amicitia (44 av. J.-C.), fait d’abord l’objet d’études croisées, qui cherchent à définir sa structure et son aspect prescriptif, les référents d’autorité puisés dans la tradition romaine sur lesquels il s’appuie, les exemples qu’il invoque et aussi son lien avec les discours de Cicéron lui-même ou bien la manière dont un poète contemporain d’avant-garde comme Catulle a pu le lire. Une seconde partie étudie le rôle de l’« amitié » dans les codes sociaux et politiques qui régnaient à l’époque de Cicéron, puis dans l’Antiquité tardive, avant d’observer l’évolution de ces codes chez les humanistes. Une troisième partie envisage au contraire l’amicitia dans le cadre de la sphère privée, chez Catulle et les Élégiaques durant la République romaine et le début de l’Empire, puis à la Renaissance, entre de grands humanistes comme Politien, Budé, Lascaris, Macrin, Du Bellay et à travers le genre spécifique des Alba amicorum. La quatrième et dernière partie porte sur l’échange épistolaire conçu comme miroir de l’amitié, depuis Pline le Jeune jusqu’à l’humaniste Busbecq, en passant par Alcuin, Bernard de Clairvaux et Buchanan. Les auteurs : Marie-Françoise André, Dominique Arrighi, Jacques-Emmanuel Bernard, Christiane Cosme, Marie-Dominique Couzinet, Blandine Cuny Le Callet, Marielle de Franchis, Évrard Delbey, Annie Dubourdieu, Carine Ferradou, Jean-Claude Julhe, Suzanne Laburthe-Guillet, Walther Ludwig, Frédéric Nau, François Prost, Luigi-Alberto Sanchi, Émilie Séris, Joëlle Soler, Ginette Vagenheim, Wim Verbaal, Étienne Wolff, Vincent Zarini

3. Quintilien ancien et moderne, actes du colloque de Gand, 30 novembre-3 décembre 2005 sous la direction de P. Galand, F. Hallyn, C. Lévy, 2010 [Voir le descriptif]

4. Tradition et créativité dans les formes gnomiques en Italie et en Europe du nord, XIVe-XVIIe siècles (novembre 2008), sous la dir. de S. Verhulst, G. Ruozzi, J. Vignes, 2011 [Voir le descriptif]

 

3. Revue en ligne sur le site de Paris-Sorbonne : Camenae, revue consacrée à la philosophie et la littérature latines, et à leur réception à travers les âges, dirigée par Virginie Leroux

- parus

* n°1, janvier 2007 : Actes du colloque « Jeunes chercheurs » du Centre Budé (Université de Paris-Sorbonne, 22-24 juin 2006), sous la direction de P. Galand-Hallyn et C. Lévy

* n°2, avril 2007 : Roma aeterna : voir, dire et penser Rome de l’Antiquité à la Renaissance, sous la direction de P. Galand-Hallyn et C. Lévy

* n°3, 15 novembre 2007 : Translations. Pratiques de traduction et transfert de sens à la Renaissance , éd. E. Kammerer, A.-H. Klinger-Dollé, A. Passot-Mannooretonil, A.-L. Metzger-Rambach

* n°4, 15 juin 2008 : L’écriture héroïque. Essai de définition, sous la direction de S. Provini

* n°5, 30 novembre 2008 : Le sommeil. thème scientifique et poétique chez les écrivains français et latins de la Renaissance, sous la direction de C. Pigné et V. Leroux

* n°6, 15 juin 2009 : sous la dir. de Sarah Charbonnier et Mélanie Bost-Fiévet Nouveaux regards sur le monde des arts à la Renaissance, (séminaire Artes rue d’Ulm)

* n°7, 15 novembre 2009 : sous la dir de Frédéric Nau : La vie d’auteur

* n°8, juin 2010 : sous la dir. de Florent Rouillé : Littératures latines et romanes au Moyen Âge (XIIe-XIIIe siècle)

* n°9, novembre 2010 : sous la dir. de C. Pigné, numéro sur la "Fantaisie" (séminaire Polysémies, ENS rue d’Ulm)

* n°10, janvier 2011 : La représentation des élites (actes du colloque de l’EA 4081 d’avril 2009), dir Mélanie Bost-Fiévet et Marie-Françoise André

* n°11, avril 2011 : actes du colloque sur Aulu-Gelle à travers les âges, en l’honneur de Madame le professeur Jacqueline Dangel, organisé par P. Galand, édités sous la direction d’ O. Pedeflous

* n° 12, juin 2011 : La réception de l’Antiquité tardive au Moyen Âge et à la Renaissance (séminaire de P. Galand à l’ EPHE / PGH 2007-2008), édité sous la direction de B. Goldlust

* n° 13, novembre 2011 : Bénédicte Gorrillot et Perrine Galand, L’Héritage gréco-latin dans la culture contemporaine

* n° 14, juin 2012 : Susanna Gambino, numéro sur Chorographie-Géographie

4. Ouvrages publiés par des membres de l’Equipe dans d’autres collections

-parus

*2007 : Hédonismes. Penser et dire le plaisir dans l’Antiquité et à la Renaissance, sous la dir. de L. Boulègue et C. Lévy, Lille, Presses du Septentrion

*2007 : L’Italie et la France dans l’Europe latine du XIVe au XVIIe siècle. Influence, émulation, traduction, sous la dir. de M. Deramaix et G. Vagenheim, Mont-Saint-Aignan, Publications des Universités de Rouen et du Havre

*2008 : Académies humanistes en Italie et en France : théories et pratiques, sous la direction de M. Deramaix, P. Galand-Hallyn, G. Vagenheim et J. Vignes, avec une préface de M. Fumaroli, de l’Académie française, Genève, Droz

*2009 : Ovide, figures de l’hybride. Illustrations littéraires et figurées de l’esthétique ovidienne de l’antiquité aux temps modernes, Actes du colloque international, Université de Grenoble 3-5 mai 2007, sous la direction d’H. Casanova-Robin, Paris, Champion, collection Colloques, Congrès et Conférences, série Époque moderne et contemporaine

*2010 : Écritures latines de la mémoire de l’Antiquité au XVIe siècle, Études réunies par Hélène Casanova-Robin et Perrine Galand, Paris, Éditions Classiques Garnier - sous presse

* Le lyrisme conjugal à la Renaissance, sous la direction de P. Galand et J. Nassichuk, Genève, Droz, 2010 - à paraître

* La représentation du mariage chez les juristes et les poètes à la Renaissance, sous la dir. de G. Rossi et P. Galand, 2010-2011

* Edition des Œuvres complètes de Jean Second, sous la dir. de P. Galand-Hallyn, Genève, Droz, 4 vol. La première véritable édition critique moderne des oeuvres latines complètes du poète malinois Jean Second (1511-1536), commencée en 1998 et destinée à paraître aux éditions Droz en 2008, est actuellement en cours d’achèvement (sous la direction de P. Galand-Hallyn). Cette édition, procurée par les professeurs P. Tuynman et M. van der Poel, sera fondée sur des manuscrits autographes de Second et sur des manuscrits de ses frères Grudius et Marius (dont certains inconnus jusque là), qui corrigent et augmentent les éditions séparées faites du vivant de Second ou l’édition posthume de 1541. Le texte latin sera accompagné d’une traduction française souvent rythmique, ainsi que de nombreuses annotations et d’études introductives inédites. Jean Second a trop souvent été envisagé uniquement et superficiellement non tant pour lui-même que pour le succès qu’il a connu à travers les âges. Cette nouvelle édition souhaiterait situer dans le contexte de la littérature humaniste — et ainsi expliciter pleinement — les visées poétiques originales de Jean Second, en tenant compte de sa personnalité de jeune bourgeois ambitieux, et développer l’ensemble d’une poétique que la célébrité des "Baisers" a trop souvent fait réduire au thème érotique. Sa réception chez ses contemporains en sera éclairée d’autant. L’image, trop souvent répandue, d’un Second "romantique" languissant avant la lettre devrait ainsi s’effacer devant le portrait du jeune loup carriériste et sensuel qu’il était en réalité. Composition de l’édition :

  • volume I : Histoire du texte, par P. Tuynman et M. van der Poel. Introduction sur la vie et les desseins poétique de J. S., notamment à la lumière des travaux fondamentaux de A. Dekker, P. Tuynman et J.-P. Guépin, et d’études allemandes récentes, par P. Galand-Hallyn. Bibliographie raisonnée, notices sur le latin et sur la métrique de J.S. par M. van der Poel.
  • volume II : Elégies, par K. Duprey, V. Leroux, E. Séris ; Tombeaux, par N. Catellani-Dufrêne, C. Pézeret ; Epigrammes et médailles, par A. Rolet et S. Rolet.
  • volume III : Baisers, par P. Galand-Hallyn ; Epîtres en vers, par A. Laimé et A. Quillien ; Odes, par S. Laburthe et L. Senèze
  • volume IV : Silves, Fragmenta et Pièces sur la mort de Second, ainsi que l’Héroïde de Molsa autour du divorce d’Henri VIII à laquelle JS répond dans une silve, par C. Fraigneau, L. Katz, O. Pedeflous, S. Provini et A. Smeesters ; Itinera tria par A. Bouscharain et K. Descoings ; Appendice : Lettres en prose de J.S., suivies de quelques lettres de ses frères Grudius et Marius, par Sylvie Laigneau