Poursuite d’études
Parmi les pays d’Europe de l’Est, la Yougoslavie était en 1990 celui qui semblait le plus apte, économiquement et du fait de sa non-appartenance au bloc soviétique, à intégrer rapidement l’Union européenne. Cela n’a été le cas jusqu’à présent que pour la Slovénie, la plus avancée et la plus épargnée par les guerres parmi les républiques fédérées dans l’ex-Yougoslavie. Les pays de langue serbe-croate-bosniaque-monténégrine appartiennent toutefois indubitablement à l’Europe au sens géographique et civilisationnel, leur intégration à l’Union européenne est certaine dans un avenir plus ou moins proche, et ces pays demeurent, malgré les guerres, aussi solides économiquement, voire davantage, que les États des Balkans dont l’entrée s’est effectuée en 2007 (Bulgarie et Roumanie) ; la Croatie a du reste engagé les négociations d’adhésion, et la Serbie, le Monténégro et la Bosnie-Herzégovine viennent de franchir la première étape que représente l’accord de stabilisation et d’association avec l’UE. Une connaissance approfondie du serbe-croate-bosniaque-monténégrin représente donc un atout majeur dès aujourd’hui, et les spécialistes de ce domaine contribueront au développement des relations entre la France d’une part, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Serbie et le Monténégro d’autre part, ainsi qu’à une meilleure connaissance en France de la langue et des cultures de ces pays.
Les étudiants motivés et ayant fait preuve en Master de leurs capacités de recherches pourront poursuivre celles-ci dans le cadre d’un doctorat. Il convient de souligner que, parmi nos anciens étudiants, ceux titulaires de la maîtrise ou du DEA (correspondant aux MASTER 1 ET MASTER 2 actuels) ont obtenu des postes de responsabilités plus importants, et davantage de CDI que de CDD, avec utilisation directe du serbe-croate-bosniaque-monténégrin dans leurs fonctions. La mutualisation des enseignements préprofessionnalisants proposés par l’UFR d’Études slaves (édition, médias, muséologie, communication culturelle dans d’Europe élargie) enrichit la palette des débouchés possibles :
- traduction et interprétariat
- organisations européennes et internationales (délégations de l’Union européenne dans les États des Balkans occidentaux pour les études de faisabilité en vue de leur intégration, tribunal international de La Haye) ; OTAN ;
- armée, dans les troupes de la SFOR (rebaptisée EUFOR en décembre 2004) en Bosnie-Herzégovine et celles de la KFOR au Kosovo ;
- enseignement aux militaires en mission dans l’ex-Yougoslavie ; soulignons que ce sont des diplômés de notre département (titulaires du DEA ou de la maîtrise) qui ont assuré la direction et l’encadrement de la cellule d’études serbo-croates pour la division langues de l’EIREL (École interarmées du renseignement et des études linguistiques) de Strasbourg ;
- enseignement en écoles et cours privés ;
- fonction publique (d’État et territoriale), tous concours accessibles avec maîtrise (master 1) et master 2 ; les concours de secrétaire et de secrétaire adjoint des Affaires Étrangères, cadre d’Orient, qui offrent des épreuves en serbe-croate-bosniaque-monténégrin, nécessitent une formation en master (au moins 1ère année) ;
- ambassades et consulats dans les États des Balkans occidentaux ;
- métiers de la presse, des médias ;de l’édition et de la culture (traduction de catalogues d’exposition et de scénarios, sous-titrage de films) ;de la documentation et des bibliothèques ;des transports (plusieurs diplômés travaillent dans des compagnies aériennes et aux Aéroports de Paris) ;du tourisme ;du commerce international ;
- rédaction de grammaires, de dictionnaires actualisés (dictionnaires généraux, dictionnaires spécialisés), de manuels, de didacticiels de langue (rappelons que notre université dispose des moyens permettant d’assurer une formation en traitement informatisé des données linguistiques).



