Cultures et sociétés d’Europe orientale, balkanique et médiane
EUR’ORBEM - UMR 8224

Présentation Equipe Programme

Cultures et sociétés d’Europe orientale, balkanique et médiane – EUR’ORBEM

L’Unité mixte de recherche (UMR8224) EUR’ORBEM, sous la double tutelle de l’Université Paris-Sorbonne et du CNRS, se consacre aux cultures et sociétés d’Europe orientale, balkanique et médiane.

Elle se définit comme un centre de recherche fondamentale et d’information à diffusion large sur les cultures et expressions des pays d’Europe centrale, orientale et balkanique (histoire, histoire culturelle, littératures, arts et civilisations), et dans le champ des études aréales.

Pour répondre à la diversité aréale du territoire qu’elle couvre (Europe centrale et orientale), l’UMR définit des composantes : le CIRCE (Centre de recherches interdisciplinaires centre-européennes) disposant d’un site et d’une revue ; le CIRRUS (Centre interdisciplinaire de recherches sur la Russie).

 Dans le domaine de la recherche, ses deux équipes, CIRCE (centre interdisciplinaire de recherches centre-européennes) et CIRRUS (centre interdisciplinaire de recherches sur la Russie) développent leurs travaux selon les trois axes définis dans le cadre du dans le cadre du « contrat quinquennal » 2014-2018.

Elle assume par ailleurs trois missions de service :

La bibliothèque gère un fonds patrimonial de 200 000 volumes dans toutes les langues slaves (et langues occidentales), assure une mission patrimoniale et un service public de bibliothèque, ouverte 6h par jour 5 jours par semaine. Une partie des fonds documentaires sont par ailleurs déposés à la BULAC dont l’UMR est partenaire, chargée de la veille documentaire sur l’Europe centrale et balkanique.

Dans cette dernière mission, soulignons le rôle de l’Institut d’études slaves, association loi de 1901 reconnue d’utilité publique, qui publie et diffuse les ouvrages édités par l’UMR, au premier rang desquelles la Revue des études slaves, soutenue par l’Institut national des sciences humaines et sociales du CNRS et classée de niveau international.

 EUR’ ORBEM assume ces missions de façon interdisciplinaire, dans la diversité des sciences humaines et sociales, en complémentarité des équipes existantes dans le paysage de la recherche français. Outre la veille scientifique, la réponse à des demandes ponctuelles d’expertise de la part des décideurs ou des médias, l’organisation de colloques et de journées scientifiques, de cycles de conférences, ORBEM se veut la tête de pont d’un réseau national et international. Elle a vocation à accueillir les recherches des spécialistes où qu’ils soient affectés, et dans tous domaines des sciences humaines et sociales, quelles que soient leurs thématiques de recherche.

 

Les ebooks Eur’Orbem Éditions se déclinent en plusieurs collections : Études & travaux offre un état des lieux sur les recherches en cours, à travers la publication annuelle d’actes de colloques ou de journées d’études. Ces éditions sont accessibles ici, ainsi que sur HAL où chaque article est téléchargeable (https://hal.archives-ouvertes.fr/EURORBEM-2016-1).

- Contact :

Eur’Orbem Éditions
_ Stéphanie Cirac
_ 9 rue Michelet
_ 75006 Paris

stephanie.cirac@cnrs.fr
_ tél. : 01 43 26 66 03

Axes et composantes

L’Unité est structurée en 5 axes


- Axe 1 - Histoire, mémoire, identités, conflits
_ Un programme de recherche sur Histoire et mémoires des violences en Europe centrale et orientale se poursuit avec l’objectif de comprendre la construction des savoirs et de la mémoire des conflits du XXe siècle. La recherche s’appuie sur le dépouillement d’un vaste corpus documentaire aux supports multiples (témoignage écrit et oral, image photographique, cinématographique ou artistique) produit par les victimes ou les acteurs de ces violences, des discours et des images de propagande ; il s’agit de comprendre le rôle des conflits et des mémoires qui en sont issues dans les constructions identitaires, les pratiques sociétales, les transferts culturels (des questions comme la mondialisation de la mémoire, la transmission intergénérationnelle, les dialogues entre les mémoires sont envisagés). Une collaboration est établie avec des chercheurs d’universités partenaires à Berlin, Vienne, Varsovie, Lodz, Wroclaw, Moscou, ainsi que du Centre Marc Bloch de Berlin, du USHMM Museum of Holocaust de Washington, de l’lnstitut de recherches historiques polonais à Berlin ainsi qu’avec la revue Mémoires en Jeu. Cet axe s’adosse entre autres au séminaire Mémoires et identités en Europe centrale et orientale dirigé par Delphine Bechtel et Luba Jurgenson, au programme Horizon 2020 / Actions Marie Sklodowska-Curie porté par Atinati Mamatsashvili ainsi qu’au programme Galilée mené en collaboration avec l’université de Florence.
_ Delphine Bechetel – Luba Jurgenson
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- Axe 2 - La slavistique dans l’histoire des études aréales. Constitution des savoirs
_ Le terme « slavistique », calque de « germanistique », apparaît au XIXe siècle. Le cœur de la discipline est alors la linguistique des langues slaves, puis elle s’élargit aux littératures et cultures slaves, à l’histoire des peuples slaves et de leurs différentes formations politiques, à l’histoire des aires peuplées ou traversées par les Slaves. C’est en 1840 qu’est créée une chaire de Langue et littérature slave (au singulier) au Collège de France, pour le poète polonais Adam Mickiewicz (1798-1855), réfugié en France après l’écrasement par la Russie de Nicolas Ier de la révolte de 1830-1831. Mais l’alliance franco-russe (1892) donne l’élan décisif à cette discipline, avec la création de chaires à Lille, puis à la Sorbonne, tandis que les langues slaves se développent au sein de l’École des langues orientales (actuel INALCO). L’Institut d’études slaves (IES), société savante fédérant les slavistes, est créé en 1919, avec le soutien du gouvernement tchécoslovaque qui fait don à l’Université de Paris de l’ancienne demeure d’Ernest Denis, slaviste et avocat de l’émancipation des peuples slaves.
_ L’UMR Orbem développe, en étroite collaboration avec l’IES, des projets de recherche fondamentale sur la slavistique, notamment sur la contribution des slavistes français aux travaux internationaux de slavistique (au sein ou en dehors du Congrès international des slavistes – MKS, fondé en 1929). Elle s’associe à ce titre au chantier « Cent ans de lettres et cultures étrangères en Sorbonne », rassemblant des équipes de recherche de L’École doctorale IV de l’Université Paris-Sorbonne et interrogeant l’institutionnalisation des études aréales depuis la fin du XIXe siècle, dans ses dimensions tant épistémologique que patrimoniale.
_ L’UMR met aussi à contribution ses missions de service (édition, documentation, publication) : par un programme de numérisation d’archives sur papier (correspondance d’André Mazon) et photographiques (fonds Léon Tolstoï) qui permettent de reconstituer les réseaux scientifiques mis en place au cours du XXe siècle, particulièrement dans sa première moitié ; par la mise à disposition de colloques et publications attestant du de plaque tournante de l’IES dans l’accueil et la formation des cadres des États slaves (Pologne, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Bulgarie) pendant l’entre-deux-guerres, les relations avec l’Union soviétique, les échanges avec l’émigration russe à Paris. Parmi ces publications, la Revue des études slaves, fondée en 1921, et coéditée par l’IES et EUR’ ORBEM, est entièrement accessible en ligne (sur le portail Persée 1921-2012 et revue.org).
_ Pierre Gonneau
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- Axe 3 - Arts et transculturalité
_ L’une des particularités de l’unité Eur’Orbem est de s’intéresser non seulement à l’histoire culturelle, à la littérature, à l’histoire des idées mais aussi à l’expression artistique et esthétique des sociétés implantées dans les aires culturelles qu’elle étudie. Des spécialistes en arts plastiques, arts graphiques et beaux-arts, de musicologie (musique instrumentale et vocale) et arts du spectacle (opéra, opérette, théâtre et ballet), du cinéma d’animation, se regroupent peu à peu depuis la fondation de l’unité, à l’occasion de colloques, de séminaires, de journées d’études afin de créer un pôle original de recherches.
_ La vocation de cet axe est autant l’approfondissement de la production de tel ou tel artiste que l’étude de la circulation des œuvres, à l’échelle nationale et internationale. L’analyse des phénomènes de métissages, de trans-et multi-culturalités, de transversalités, d’assimilation sont au cœur des recherches qui croisent aussi les questions de multilinguisme et de traductions (textes de théâtre, livrets, sous-titrages) et de transferts terminologiques dans les langages artistiques concernés.
_ Les échanges, brassages, interactions des langages artistiques et des cultures ont donné lieu à des programmes d’échanges en partenariat avec le Centre d’études franco-russes de Moscou (littérature postsoviétique), l’université de Bordeaux (projet Petipa), l’Institut de recherches en musicologie IReMus (Chaliapine et l’opéra), l’université de Cergy-Pontoise et France Culture (musiciens et répertoires, Prokofiev et la littérature, Bartok et Maeterlinck), les universités de Paris 8, Paris 10 et l’Institut des arts scéniques de Pétersbourg (Transmissions de méthodes de jeu de l’acteur). De nouveaux projets se mettent en place autour des mises en scène d’opéras, opéras comiques et d’opérettes en Europe centrale et orientale (Budapest, Berlin, Moscou, Pétersbourg) et, pour les arts plastiques, autour de Kupka et des collections d’art français à Prague.
_ Marie-Christine Autant-Mathieu — Markéta Theinhardt
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- Axe 4 - Langues et cultures populaires et savantes
_ Cet axe consacré aux langues et cultures populaires et savantes inclut deux programmes de recherche en cours et peut accueillir des propositions plus circonscrites.
Le premier, centré sur le monde russe, a pour objectif d’étudier le domaine peu exploré de l’oralité que représentent les textes étiologiques, situés au croisement des traditions purement orales et des apocryphes d’origine livresque. Le projet de la rédaction du dictionnaire Dictionnaire de motifs étiologiques chez les Slaves orientaux fait le bilan de recherches menées à la fois dans les archives et les bibliothèques que sur le terrain en Russie, Biélorussie et Ukraine. Le dictionnaire, qui constituera à l’échelle européenne un outil nécessaire pour les études comparatistes, est d’autant plus innovant que le corpus étiologique n’a jamais fait objet d’une étude systématique. Pour la réalisation du projet, Eur’Orbem, s’appuie sur la Convention de Coopération signée en 2016 entre le CNRS et l’Institut d’études slaves de l’Académie des Sciences de Fédération de Russie. Par ailleurs, la recherche se fait en étroite collaboration avec le Centre d’études de la culture, de la langue et de la littérature biélorusses (Minsk), de l’Institut d’ethnographie et de folklore Rylski (Kiev), ainsi que les collègues des Universités de Ekaterinbourg, de Lublin, de Berlin et de Vienne. Le projet a été exposé au IIIe Congrès des folkloristes de la Fédération de Russie (2014) et son avancement sera présenté au XVIe Congrès des slavistes (Belgrade, 2018).
_ Le second, qui interroge un « transfert culturel d’ouest en est ? », s’intitule « Les cultures du divertissement, circulation des modèles et des pratiques. Une autre histoire européenne, d’Ouest en Est, des Lumières aux Guerres mondiales ». Il a pour but d’évaluer la part qu’a occupée le divertissement dans les cultures d’une Europe moderne et contemporaine. On entend parcourir grâce à une méthodologie interdisciplinaire le spectre sémantique du terme « divertissement » dans toute son ampleur, allant du plan théologique et métaphysique (le divertissement comme inscription dans le monde, contre le Ciel) jusqu’au registre de la futilité et des plaisirs simples de la distraction : entre ces deux extrêmes, une multiplicité de synonymes (diversion, subversion, loisir, oisiveté), une multiplicité de stratégies, de pratiques, et d’institutions sociales.
_ Xavier Galmiche – Galina Kabakova
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- Axe 5 - Révolution et contre-révolution 
_ Réunissant les spécialistes pluridisciplinaires (littérature, linguistique, histoire, arts du spectacle, arts plastiques, musicologie, anthropologie, sociologie) de l’unité aréale Eur’Orbem (Paris Sorbonne/CNRS), cet exe est mis en œuvre dans le séminaire d’équipe, a pour vocation de fédérer les recherches autour du thème très large de la révolution/ contrerévolution en Europe orientale, centrale et balkanique. Il convoque des enseignants chercheurs, des étudiants de Master (CIMER), des doctorants (ED 4 : Civilisations, littératures, cultures et sociétés) et post-doctorants.
_ Visant, la première année, la création de synergies par la présentation de leurs travaux par les membres de la nouvelle unité, le séminaire s’est ensuite ouvert sur des collaborations extérieures, nationales (collaboration avec les universités de Grenoble, Bordeaux, Reims, Caen, Paris 8 et Paris 10) et internationales (université de l’Illinois, du Michigan, EU, de Minas Gerais, Brésil, Université d’Ilia, Géorgie, universités de Ratisbonne, Allemagne, de Belgrade, de Varsovie, Institut des arts scéniques de St-Pétersbourg). Le séminaire entre dans sa troisième année et se poursuivra jusqu’en 2018 en raison de la programmation d’événements scientifiques qu’il a impulsée.
_ Les formes et processus (contre)révolutionnaires étudiés dans le cadre de ce séminaire peuvent émerger à l’occasion d’un bouleversement politique mais naître aussi en réaction à un contexte jugé traditionnel, pétrifié, voire rétrograde. L’accent est mis autant sur les convergences, les constantes, quels que soient les domaines, les périodes et les zones géographiques, que sur les particularités des phénomènes, leur singularité. Les thèmes abordés sont très diversifiés et concernent : révolutions et sciences humaines ; révolution de la langue et langue de la révolution ; ruptures esthétiques des avant-gardes littéraires, picturales centre-européennes ; révolution comique dans les littératures d’Europe centrale (1815-1914) ; pérennité des récits étiologiques face aux révolutions ; les théâtres des révolutions scéniques et dramaturgiques ; la circulation et l’essaimage en Europe des formes révolutionnaires, les révolutions thématiques et méthodologiques sur la scène centre-européenne depuis la chute du mur.
_ À partir des points nodaux que les travaux menés depuis 2014 ont fait apparaître, la programmation de deux colloques internationaux a pu être envisagée en 2017 et 2018 : l’un consacré à « 1917 : année révolutionnaire » et l’autre à « 1918, année politique ». Ces colloques en cours de préparation prendront appui sur les collaborations mises en place dans le cadre du séminaire tout en s’associant des spécialistes français ou étrangers invités à intervenir sur des points précis.
_ Marie-Christine Autant-Mathieu — Markéta Theinhardt

 

 

- Laboratoire junior

ORBEM se dote d’un Laboratoire Junior, qui permet aux doctorants d’échanger sur leurs recherches et d’acquérir l’expérience de l’organisation d’événements académiques tels que journées d’étude, tables rondes, etc. Elle est gérée par un bureau élu.

La « Lettre » d’Orbem

La « Lettre » d’Orbem est le bulletin électronique d’information sur les activités de l’unité ORBEM.

L’information est l’une des trois missions de service de l’UMR. La « Lettre » d’Orbem est le bulletin électronique d’information sur les activités de l’unité et plus généralement les publications consacrées aux cultures et sociétés d’Europe orientale, balkanique et médiane.

Le site du 9 rue Michelet

  • Un immeuble

L’UMR ORBEM Europe orientale, balkanique et médiane est domiciliée dans l’immeuble du 9 rue Michelet, qui abrite la bibliothèque et où sont régulièrement organisés séminaires, conférences et colloques.

  • Un site historique

L’immeuble du 9 rue Michelet a été attribué à l’Université Paris-Sorbonne aux termes d’un arrêté du 7 mai 1991 pour les besoins des études slaves.

Il est aussi le siège historique l’Institut d’études slaves, créée en 1919 par l’historien Ernest Denis grâce à l’aide du Gouvernement français et des Gouvernements tchécoslovaque et yougoslave, avec, à partir de 1923, une participation de la Pologne. L’Institut d’études slaves est lié par convention à l’UMR à laquelle il prête son concours dans ses trois missions de service : information, documentation, édition.

Domiciliée au 9 rue Michelet, l’UMR ORBEM Europe orientale, balkanique et médiane s’inscrit donc dans la tradition des différentes unités mixtes que l’Université Paris-Sorbonne, héritières de l’université de Paris, d’une part, et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), d’autre part, ont mises sur pied : Laboratoire de slavistique (1960-1976), Institut national des études slaves (INES, 1976-1984), Institut du monde soviétique et de l’Europe centrale et orientale (IMSECO, 1985-1992), Institut de recherche et d’étude des nouvelles institutions et sociétés à l’Est (IRENISE, 1993-1996), Centre d’études slaves (CES, 1997-2013). C’est de la fusion du Centre d’études slaves avec des équipes de recherches de l’Université Paris-Sorbonne : le CRECOB (EA 4084) et le Centre d’histoire de l’Europe centrale (EA4502) qu’a résulté l’UMR EUR’ORBEM.

La recherche en chiffres

750 enseignants-chercheurs

230 professeurs

2300 doctorants

300 thèses par an 

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Contacts

- Administrateur :

Sandra BESRY
☎ 01 43 26 50 89

- Gestionnaire :
Natalia BALABANOVA
☎ 01 43 26 66 65

-Directeur : Xavier GALMICHE
☎ 06 16 17 67 91

-Directrices adjointes  :

Marie-Christine AUTANT-MATHIEU
☎ 01 43 26 66 01

Luba JURGENSON

 

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