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Equipe Littérature et Culture italiennes (ELCI)

Présentation Equipe Programme

Axes de recherche

 

Arts et littérature dans la culture italienne des XVIe et XVIIe siècles

 Responsable : Frédérique Dubard de Gaillarbois

 

 Ce thème reprend et recentre autour des liens entre littérature et arts visuels l’un des axes du thème précédent Pensée, culture et littérature italiennes dans le monde méditerranéen. Au cours du précédent quadriennal les recherches avaient fait une place importante à la réception des représentations et des savoirs anciens comme élément fondateur et récurrent d’une forme de discours spécifique à la culture italienne alliant poésie, philosophie et arts visuels. C’est désormais cette alliance tout court que nous souhaiterions explorer en abordant l’étude des œuvres d’art selon une approche pluridisciplinaire : littéraire, au premier chef, mais aussi historique, philosophique, sociologique, psychanalytique…autre, en somme.

 L’équipe traitera délibérément l’image en objet littéraire mettant au service de l’œuvre des instruments rhétoriques et, inversement, s’efforcera d’acclimater les grilles de lecture propres à l’histoire de l’art, dans le but de croiser les méthodes respectives. Elle s’inscrira, ce faisant, dans une tradition des plus classiques, puisque l’ut pictura poësis d’Horace connaît dans les siècles qui nous intéressent une fortune certaine, mais qui ne va pas de soi, les relations entre culture littéraire et figurative n’étant ni constantes ni pacifiques ni désintéressées.

 Un premier objectif sera de décliner et interpréter les vicissitudes et les ressorts de ce faux locus communis. Après avoir utilisé la littérature, soit comme terme de comparaison, soit comme instrument de promotion socioculturelle, on constate une émancipation croissante de la pictura au regard de la poësis.

 Un deuxième objectif sera de mettre en évidence certains traits communs aux arts figuratifs et littéraires. Dans quelle mesure, par exemple, le maniérisme, nourri de références et de citations, pourrait-il être vu comme la transposition d’une méthode littéraire dans un champ artistique ? En quoi la « rhétorique » picturale représente-t-elle une parole ou rivalise-t-elle avec la parole ?

 La littérature peut se trouver en amont ou en aval de l’œuvre d’art : en amont, comme source, qu’il est particulièrement intéressant et nécessaire d’identifier et de reconstituer, par exemple, dans la pittura di storia qui, comme son nom l’indique, relate une histoire et est tributaire d’un texte. L’identification de ces sources pose la question de la culture des artistes : de leur degré d’alphabétisation et d’acculturation, de leurs bibliothèques, de leurs relations avec des lettrés, parfois, auteurs de véritables programmes iconographiques ; une collaboration souvent occultée, mais fondamentale.

 La littérature est, bien évidemment, en aval, soit qu’elle relate la vie des artistes, soit qu’elle commente leurs œuvres (ekphrasis), soit qu’elle intègre l’œuvre d’art ou l’artiste dans un autre cadre.

 Une catégorie d’auteurs particulièrement intéressante du point de vue du chassé-croisé entre culture artistique et littéraire est constituée par les artistes-écrivains, mais le thème inclut également les « artistes écrivants » et les écritures documentaires, particulièrement prisées au XVIIe siècle.

 La représentation des livres et des écrits dans les arts figuratifs constitue une passerelle évidente, comme la place et le rôle des œuvres d’art dans des textes littéraires.

   

 

Dramaturgies italiennes

   Responsable : Andrea Fabiano

 

 Le thème « Dramaturgies italiennes » vise à renforcer la dynamique de recherche déjà constituée autour des trois axes fédérateurs :

 

a. Statut socio-professionnel des hommes de théâtre (acteurs, chanteurs, auteurs, librettistes, décorateurs, metteurs en scène, etc.) ;

b. Dramaturgies des acteurs et dramaturgies des auteurs ;

c. Transferts dramaturgiques.

 

 L’objectif reste l’étude des spécificités des diverses dramaturgies italiennes parlées et chantées, codifiées et non-codifiées, profanes et sacrées, du Moyen Âge à l’Époque contemporaine, avec une attention particulière portée à la relation entre la praxis et la théorisation ainsi qu’aux transferts dramaturgiques entre l’Italie et les autres pays.

 La valeur scientifique nationale et internationale de l’EA lui permettra de continuer à dialoguer de manière pluridisciplinaire avec d’autres laboratoires nationaux et internationaux, en fournissant la spécificité de son apport italianisant. Dans cette perspective, les relations de partenariat avec l’Institut de recherche sur le patrimoine musical en France (IRPMF, UMR 200), laboratoire de musicologie du CNRS, seront renouvelées et les programmes déjà en cours (« La Comédie-Italienne aux XVIIe et XVIIIe siècles », « Échanges franco-italiennes » et « Les savoirs des acteurs italiens ») maintenus.

 Les chercheurs du thème « Dramaturgies italiennes » continueront aussi leur collaboration au PRITEPS, le programme interdisciplinaire consacré aux études théâtrales de l’UMS « Maison de la Recherche » de Paris-Sorbonne, programme qu’ils ont contribué à créer avec les enseignants-chercheurs de trois Écoles doctorales de l’université.

 Ils présenteront aussi des projets de recherche dans le cadre du Labex Obvil, précisément en collaboration avec les collègues de Littérature française et d’Anglais, qui travaillent sur la dramaturgie et les arts de la scène.

 Le réseau collaboratif européen d’étude sur les transferts dramaturgiques et les migrations des gens de théâtre, que l’EA a contribué à constituer lors du contrat précédent, garantira au thème un rayonnement international et une base fondamentale pour la circulation des doctorants et des jeunes chercheurs. Le même réseau sera activé afin d’alimenter avec des financements d’appels d’offres internationaux l’activité de recherche.

 Consciente de la nécessité d’une double approche, les chercheurs continueront à travailler à la constitution d’instruments de recherche par le biais de la publication de sources littéraires et critiques et documents d’archives – aujourd’hui mal connus ou d’accès difficile – et à l’élaboration d’une réflexion herméneutique sur leur objet d’étude. En particulier, entre 2012 et 2016, les chercheurs du thème « Dramaturgies italiennes » collaboreront aux éditions nationales des œuvres de Carlo Goldoni et Carlo Gozzi, continueront l’édition numérique de pièces et documents d’archives qui concernent la présence des hommes de théâtre en France aux XVIIe et XVIIIe siècles (Andreini, Riccoboni père et fils, Collalto, etc.).

 L’action scientifique principale sera néanmoins consacrée au projet « Historiographie théâtrale comparée à l’époque moderne » proposé dans le cadre du Labex Obvil.

 Le projet vise à l’étude des éléments qui constituent l’émergence au XVIIIe siècle d’une historiographie théâtrale comparée autonome par rapport à l’historiographie littéraire et à l’identification des stratégies conceptuelles et historiographiques qui fondent la naissance d’une analyse moderne de la dramaturgie et de l’histoire du théâtre européens.

 Les problématiques de la définition des genres théâtraux, du rapport avec la tradition classique, de la spécificité de la modernité dramatique, de la fonction éthique et politique du théâtre, des modalités du jeu des comédiens ainsi que des stratégies de la représentation et de la réception s’accompagnent dans ces textes historiographiques de l’exigence de faire émerger les spécificités de l’auctorialité des dramaturges, afin de légitimer leur présence au sein de la République des lettres.

 Molière, Corneille, Voltaire, Calderόn, Lope, Le Tasse, Goldoni, Métastase ainsi que Shakespeare et Addison parmi d’autres deviennent des auteurs au centre du discours historiographique, afin de construire une cartographie taxonomique des particularités dramaturgiques nationales.

 Le projet a pour vocation de travailler en équipe avec les collègues de Lettres françaises, d’Espagnol et d’Anglais qui, au sein du Labex Obvil, s’intéressent à la question de l’observation de la vie théâtrale et à l’émergence de la figure d’auteur dramatique à l’époque moderne.

 L’équipe italianiste travaillera à la numérisation (si le Labex ne parvient pas à un accord pour la numérisation des textes avec la BnF) et à l’édition commentée et multimédia d’un choix de textes d’auteurs italiens d’histoire théâtrale, parmi lesquels :

  • Luigi Riccoboni, Histoire du théâtre italien, 1728
  • Luigi Riccoboni, Observations sur la comédie et sur le génie de Molière, 1736
  • Luigi Riccoboni, Réflexions historiques et critiques sur les différens théâtres de l’Europe, 1738
  • Giuseppe Baretti, Discours sur Shakespeare et sur Monsieur de Voltaire, 1777
  • Carlo Gozzi, divers textes de théorie et historiographie théâtrales (édition en partenariat avec le Comité italien pour l’édition nationale des œuvres de Carlo Gozzi et traduction en français envisagée)
  • Pietro Napoli-Signorelli, Storia critica dei teatri antichi e moderni, 1776 (dernière édition augmentée en 1813)

 Les enseignants-chercheurs et les doctorants de l’EA 1496 travailleront en équipe avec des chercheurs et doctorants étrangers avec lesquels l’EA 1496 a constitué son réseau de recherche sur le théâtre actif depuis plusieurs années (l’Université Ca’ Foscari de Venise ; l’Université de Padoue ; l’Université de Naples 2 ; l’Université de Gênes ; l’Université La Sapienza de Rome ; l’UAB de Barcelone ; l’Université de Sienne).

 

Codes, genres, langages : hybridations, transgressions et ruptures dans la culture italienne contemporaine XIXe-XXIe siècles.

 Responsable : Davide Luglio

 

 Le thème de recherche a comme champ d’études l’évolution qu’ont connue les codes expressifs littéraires avec l’avènement de la modernité et, progressivement, avec l’apparition de nouvelles formes artistiques audio-visuelles dont l’impact, direct ou indirect, sur la littérature est allé croissant tout au long du XXe siècle. Au cœur de ce thème se trouve la notion d’hybridation/transgression des formes et des langages, qui entend reprendre et développer l’axe de recherche sur les aires pluri-culturelles et pluri-lingues ‑ comme laboratoire du croisement des sources culturelles et linguistiques provenant de l’ensemble du pourtour méditerranéen ‑ présent dans le thème du précédent quadriennal Pensée, culture et littérature italiennes dans le monde méditerranéen. De cet ancien thèmeil souhaite également prolonger les études sur les transformations de la tradition littéraire italienne à une époque où les nécessités de l’industrie culturelle et l’essor des langages audio-visuels en ont bouleversé les repères, notamment linguistiques, rendant nécessaire une refondation du langage poétique. D’autre part, il se rattache aux recherches menées, toujours dans le cadre du précédent quadriennal, sur le bilinguisme des Artistes, écrivains, intellectuels italiens à Paris aux XIXe et XXe siècles en tant qu’élément essentiel de la médiation culturelle entre la France et l’Italie.

 Une première expression de l’hybridation/transgression que l’on prendra en examen est le mélange des cultures et le plurilinguisme dont font preuve nombre d’auteurs italiens à partir de la seconde moitié du XIXe siècle en marge du processus d’unification nationale et parfois en réaction contre lui. Souvent issus d’aires géographiques où se côtoient plusieurs identités culturelles fortes et plusieurs langues ‑ les îles (Sicile, Sardaigne) mais aussi les zones de frontière (Trentin-Haut Adige, Frioul, Istrie, etc.) –, ces auteurs pratiquent l’hybridation à travers leurs choix thématiques, qui oscillent de la revendication identitaire au syncrétisme, et leurs expérimentations linguistiques, qui marient dialectalismes, plurilinguismes et idiolectes.

 Au-delà de cette tendance, toutes les expressions littéraires qui se situent sur une ligne de rupture avec le modèle classique de séparation entre les genres et les codes expressifs entrent à plein titre dans ce champ de recherche. L’équipe s’intéressera notamment, surtout pour la transition entre Lumières et Romantisme, à tous les phénomènes de contamination entre les formes littéraires, qui supposent la promotion de genres jusque-là privés de légitimité institutionnelle, à commencer par le roman, dans ses relations complexes avec la littérature érudite. Plus largement, nous prendrons en examen toutes les formes mixtes et « impures » qui naissent du décloisonnement des genres, émergent progressivement au cours du XIXe siècle et s’affirment tout en se transformant au siècle suivant : roman-essai, poème en prose, poème visuel, autofiction, roman noir…

 L’étude de ces ruptures et hybridations peut également s’étendre à une perspective intersémiotique : les membres de l’équipe s’intéresseront alors non pas aux contaminations entre différents genres, mais entre différents arts. À cet égard, une attention particulière sera accordée aux textes littéraires irrigués par le cinéma et par les catégories techniques, esthétiques et conceptuelles qu’il a fait naître tout au long du XXe siècle. La notion de pré-cinéma, fondée sur l’hypothèse d’une préscience du cinéma dans les arts et la littérature, sera aussi prise en compte tout autant que la notion très controversée d’une « cinématographicité » de la littérature. Cela investit naturellement aussi la littérature théâtrale, si bien que des synergies sont évidemment possibles avec les recherches menées dans le cadre du thème « Dramaturgies italiennes ».

 Ce thème poursuit un double objectif théorique et historique : d’une part, étudier la nature et l’essor de l’hybridation des formes, de l’interaction des signes et de la contamination des langages dans l’esthétique littéraire contemporaine italienne ainsi que les discours théoriques et critiques qui les accompagnent ; d’autre part, répertorier ces formes et leur évolution jusqu’à aujourd’hui.

   

   

 

  • Colloques 2005-2010

- Giambattista Vico et ses interprétations en France, en collaboration avec le CERPHI (CNRS-UMR 5037/ENS L&SH), l’ISPF-CNR de Naples (Italie) et l’Université Lyon III, Paris, 10-11 juin 2005.

- Carlo Gozzi entre dramaturgie de l’auteur et dramaturgie de l’acteur : un carrefour artistique européen, en collaboration avec le CNRS, les Universités de Gênes, Padoue, Venise et l’IRPMF, Paris, 23-25 novembre 2006.

- Carlo Goldoni et la France : un dialogue dramaturgique de la modernité, en collaboration avec le CNRS, les Universités de Gênes, Padoue, Venise et l’IRPMF, Paris, 18-20 octobre 2007.

- Ungaretti lingua, poesia, traduzione, en collaboration avec le Collège de France et les Universités de Anvers et de Leuven, Anvers-Leuven, 27-29 novembre 2007.

- Colloque international Poésie et philosophie dans la culture italienne, 19-20-21 Novembre 2009, Maison de la Recherche de l’Université Paris Sorbonne (salle D 035), 28, rue Serpente 75006 Paris.

- Colloque franco-italien doctorants Les sources et les origines : Italie et France entre mémoire des écrivains et recherche philologique, 5-6 février 2010, Université Paris-Sorbonne.

  • Journées d’étude 2005-2010

- Héraclite et Démocrite. Le mélange des genres littéraires (Journées jeunes chercheurs, en collaboration avec le Collège de France, l’Université de Florence), Florence, 14-15 novembre 2005.

- Les villes de Palazzeschi (en collaboration avec l’Université de Florence), Paris, 14 octobre 2006.

- Scènes et figures du texte (Journées jeunes chercheurs, en collaboration avec le Collège de France), Paris, 2 décembre 2006.

- Désirs d’Afrique (Journées jeunes chercheurs, en collaboration avec le Collège de France), Paris, 28-29 novembre 2008.

 - Journée d’Etude Benvenuto Cellini entre la France et l’Italie, organisée par Frédérique Dubard, Corinne Lucas et Piero Caracciolo, à l’Ecole Normale Supérieure, 43 rue d’Ulm, 75005 Paris, le 17 octobre 2009 de 9 heures à 19 heures.

- 20 mars 2010, Journée d’étude Écrire la mémoire dans la culture italienne (XVIIIe – XXe siècle), Université Paris-Sorbonne, Centre Malesherbes, salle 126

  • Séminaire du Doctorat international 2006-2010

- Échanges et transfert culturels, à l’Université de Florence en 2006

- Il romanzo italiano dal Settecento al XX secolo, à l’Université de Bonn en 2007

- Petrarca. Petrarchismi, à l’Université Paris-Sorbonne en 2008

- Filologia e Critica nella Letteratura Italiana, à l’Université de Florence en 2009

- Forme del comico, dell’umorismo e della parodia nella letteratura italiana, Bonn 2-5 giugno 2010

  • Séminaires 2009-2010

- Séminaire Ecrivains au front. L’italie dans la première guerre mondiale. 23 et 24 janvier 2009.

- Séminaire Drammaturgies italiennes. Conférence de Mme Anna Laura Bellina (Université de Padoue), La Drammaturgia nei drammi di Metastasio. 12 février 2009.

 - Séminaire doctoral interuniversitaire La naturalisation du théâtre italien en France au XVIIIe siècle (tragédie, comédie, drame) organisé conjointement par le Centre d’Études en Civilisations, Langues et Lettres Étrangères (CECILLE) de l’Université Lille III et l’Équipe Littérature et Culture Italiennes (ELCI-EA 1496) de l’Université Paris-Sorbonne, Mardi 8 décembre 2009 de 9h45 à 16h30 Lille 3 - Maison de la Recherche - Salle 104.

Depuis 2006 ELCI participe à un Doctorat international d’Italianistica qui associe, à l’initiative du « Dipartimento d’Italianistica » de l’Université de Florence, les Universités de Florence, de Bonn et Paris-Sorbonne. À ce doctorat, préparé conjointement par les trois Universités qui délivreront un diplôme unique, sont proposés chaque année jusqu’à 8 doctorants de Universités de Florence, jusqu’à 4 doctorants de Bonn et 4 de Paris-Sorbonne. Chaque étudiant s’inscrit dans son Université d’origine et est inscrit par la suite dans les deux autres Universités (à Paris-Sorbonne le Conseil Scientifique doit approuver les sujets de thèses).

Chaque doctorant est suivi non seulement par son directeur de thèse (c’est le cas des doctorants français) mais également par un tutor désigné par le « Collegio dei docenti » dont font partie, pour ELCI, Andrea Fabiano, François Livi et Carlo Ossola. Ce Doctorat international va bien au delà d’une cotutelle car il propose véritablement une formation intégrée. Le point d’orgue de cette formation commune est constitué, chaque année, par des journées de cours intensifs, portant sur un sujet transversal, dispensés par des enseignants des trois Universités, auxquels assistent tous les doctorants. Les doctorants de deuxième année présentent leur sujet de thèse et en débattent avec leurs collègues et les enseignants. Les liens et les échanges entre les doctorants des trois universités sont un puissant catalyseur pour les recherches individuelles.

- Site du Doctorat international d’Etudes Italiennes

La recherche en chiffres

750 enseignants-chercheurs

230 professeurs

2300 doctorants

300 thèses par an 

Actualités

 


Contacts

Maison de la Recherche
28, rue Serpente
75006 PARIS
Tel. 01 53 10 57 00