Groupe de Recherches Interdisciplinaires sur les Processus d’Information et de Communication (GRIPIC)

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Programme scientifique et thématiques de recherche

Les thématiques de recherches du GRIPIC

Les chercheurs du Gripic s’intéressent aux rôles que jouent les processus d’information et de communication dans la vie sociale, dans le monde marchand et culturel, dans les médias et l’espace politique. Ils étudient les lignes de force et les métamorphoses des pratiques d’information et de communication en s’appuyant sur le savoir-faire du Celsa dans ces domaines.

 

Ils ont choisi de fédérer leurs travaux autour de cinq thématiques de recherche.

I. Cultures, savoirs et communication

Pr Yves Jeanneret

Le Gripic analyse la façon dont la communication soutient la circulation et la réappropriation de savoirs de différentes natures dans la société. Nous cherchons à saisir notamment les transformations qui affectent la communication publique sur les sciences et leurs enjeux et les médiations de l’idée de littérature, ce qui conduit à interroger le statut et le devenir de catégories essentielles comme la critique, l’expertise, la figure intellectuelle, la lecture.

Nous nous intéressons particulièrement à la genèse des êtres culturels en dehors des institutions culturelles : étude des prétentions culturelles de divers acteurs, genèse des espaces vécus de la citadinité, du territoire et du voyage, formes d’une économie politique de la trivialité. Enfin, nous étudions particulièrement la façon dont s’élaborent dans la société les savoirs et modèles de la communication, circulant entre régimes ordinaires et infra-ordinaires de la vie quotidienne, métiers de la communication, savoirs académiques, inscription de modèles communicationnels dans les dispositifs médiatiques et scripturaux. L’un de nos projets forts est d’analyser plus particulièrement la réflexivité des sujets sociaux vis-à-vis de la communication et la façon dont celle-ci est pensée, sollicitée et exploitée dans ces différents espaces.

 

II. Médiations marchandes

Pr Karine Berthelot-Guiet

Le Gripic interroge les médiations marchandes et la consommation dans leurs processus, symboliques, implications sociales, anthropologiques et politiques aussi bien que leurs diverses expressions et métamorphoses. Une attention particulière est portée aux aspects communicationnels et aux phénomènes complexes que sont les médiations marchandes en général, et plus particulièrement la publicité, les phénomènes qui relèvent du publicitaire et la marque et que nous envisageons comme des objets culturels, des faits anthropologiques.

Une priorité d’ensemble est donnée à l’analyse des processus de communication reliés à l’activité marchande et aux imaginaires et croyances qui leur sont liés. Nous interrogeons :

 

  • les formes contemporaines de la médiation marchande interrogées à travers l’exploration des liens complexes entre culture et médiation marchande,
  • la marque comme objet communicationnel du point de vue des SIC,
  • les formes contemporaines du publicitaire via les métamorphoses des discours de marques et leurs hybridations avec les discours médiatiques (publicitarisation, dépublicitarisation, hyperpublicitarisation),
  • l’extension des modèles communicationnels créés au sein de l’univers marchand à d’autres espaces (Marque, branding, marketing) et phénomènes de publicitarité

 

 III. Formes et écritures médiatiques

Pr Adeline Wrona

L’axe de recherche « Formes et écritures médiatiques » réunit des travaux consacrés aux productions médiatiques, journalistiques ou non ; la particularité des analyses menées au sein du Gripic consiste à placer l’accent sur les transformations sémiotiques dans les médias, tout en ménageant la mise en relation de ces évolutions avec des données sociologiques, économiques, historiques. Une attention particulière est portée à la dimension « sociale » des écritures médiatiques, c’est-à-dire à la façon dont s’y recomposent les relations entre singulier et collectif, individu et groupe. Les phénomènes de textualisation, d’écriture, plus généralement de mise en forme tels qu’ils se jouent dans les sphères médiatiques sont saisis à trois niveaux différents : comme dispositifs de représentation et d’énonciation (en lien avec la théorie de l’énonciation éditoriale), comme phénomènes interrogeant les « genres » institués, entre continuité des imaginaires et mutation des systèmes médiatiques, enfin comme mise en jeu des corps professionnels dans leurs relations aux formes d’écriture dans les médias.

 

IV. Dynamiques de communication dans l’espace public

Pr Nicole d’Almeida

Il s’agit ici d’analyser l’apparition, le dialogue et la confrontation des acteurs individuels ou collectifs, économiques, politiques ou associatifs dans un espace public structuré par un principe présentation de soi, de discussion, de débat et de controverse.

Trois directions sont envisagées :

  • Penser la dynamique des processus d’auctorialité, de production et de confrontation de jugements dans la société civile et/ou politique où interviennent des acteurs-auteurs agissants, en quête de place, de marché ou d’influence.
  • Analyse communicationnelle de la construction de causes, de problèmes publics et de normes, analyse de leur carrière publique, (inter) médiatique, sociale et politique à échelle locale, nationale et internationale.
  • Analyse des restructurations spatio-temporelles des processus de communication dans des sociétés ouvertes, digitalisées et mondialisées et de leur conséquence en termes d’événementialisation, de crise, de polychronie mais aussi de reconstitution mémorielle, de patrimonialisation de valeurs, de faits ou de figures "légendaires".

Par là il s’agit de repérer dans la vitalité multiforme de l’activité communicationnelle conçue comme activité de jugement, un mode de régulation spécifique des sociétés, des états et des marchés envisagés. La démarche est clairement internationale, intermédiatique et interculturelle.

 

V. Enjeux de communication et relations de travail

Pr Véronique Richard

L’articulation entre communication et travail prend à l’heure actuelle une importance cruciale, du fait des évolutions socio-économiques et technologiques qui affectent les organisations. L’instabilité des structures, la flexibilité et la mobilité qu’elles imposent, la destruction/reconstruction de liens et l’insécurité qui en découle reconfigurent les agencements organisationnels et modifient les identités individuelles et les rapports interindividuels. Les chercheurs du GRIPIC envisagent trois groupes de recherche permettant d’analyser sous des angles différents l’imbrication et l’interaction entre processus de communication et relations de travail. La première s’inscrit dans une perspective épistémologique et vise à identifier les questionnements, ancrages et méthodologies propres à une approche communicationnelle de ces questions. La deuxième analyse la circulation des modèles managériaux ou des modèles d’activité et des méthodes propres aux ressources humaines ; corrélativement elle analyse la façon dont sont présentés et se présentent les acteurs œuvrant dans les organisations. Une attention particulière est portée à la construction/déconstruction/reconstruction des « figures » du DRH. La troisième rubrique se focalise sur les enjeux, les jeux et les pratiques de communication, et observe leur symbolisation et leur vécu dans les organisations. L’intrication des figures de l’individuel et du collectif, la confrontation entre imposition de dispositifs normalisants et leur détournement par les acteurs, les formes de justification, de confrontation ou de négociation, sont interrogés.

 

Les recherches menées sur ce thème visent à déceler les imaginaires, les représentations, les ethos, les croyances qui irriguent les relations de travail et engendrent des conflits entre des logiques économiques et des logiques sociales, entre des intérêts individuels et des intérêts collectifs, entre des caractéristiques locales et des caractéristiques globalisantes.

 

La recherche en chiffres

750 enseignants-chercheurs

230 professeurs

2300 doctorants

300 thèses par an 

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Maison de la Recherche
28, rue Serpente
75006 PARIS
Tel. 01 53 10 57 00

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